Harper gagne en Europe avec son pétrole

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Victoire pour le lobbying canadien

Harper et son pétrole...

 

Le  Canada est venu à deux gouttes de pétrole polluant de se faire bloquer ses ventes de pétrole des sables bitumineux en Europe.

À la fin de la journée, c’était Stephen Harper et ses bons amis, les grosses pétrolières de l’Alberta, qui ont gagné.

Le pétrole des sables bitumineux est parmi le plus sale au monde, 23 % plus polluant que le reste du pétrole des puits de l’Alberta. Il y a bien des pays d’Europe qui ne veulent rien savoir de ce qu’ils appellent « la crasse canadienne. »

Ça faisait des mois que des lobbyistes du gouvernement Harper menaient une campagne pour convaincre les leaders européens de la propreté du pétrole des sables canadiens.

Hier, au grand plaisir du gouvernement Harper, et de son ministre des ressources naturelles, Joe Oliver, un comité d'experts de la Commission européenne a refusé d'approuver un amendement à la directive sur la qualité des carburants qui aurait été nuisible à la vente du pétrole des sables canadiens en Europe.

En réalité, ce n’est pas les ventes canadiennes en Europe qui sont le problème. Le Canada vend à peine 1% du pétrole des sables en Europe.

C’est  l’influence qu’un boycott européen peut avoir sur le reste du monde.

La fermeture des marchés européens au pétrole des sables aurait pu induire la Californie, et d’autres états américains, et mêmes des pays entiers à se joindre au boycottage européen et en faire autant.  Cela aurait fait du mal aux ventes.

Et que faire si cela menerait à un boycottage de d’autres matières canadiennes, comme l’a fait le boycottage européen du Canada à cause de la chasse aux phoques.

« Nous sommes heureux de constater que de nombreux pays membres de l'Union européenne sont opposés à cette mesure discriminatoire », a dit le ministre Joe Oliver, celui qu’on appelle « le ministre des sables polluants »  ou « le ministre du goudron canadien. »

Enfin de compte, ce qui a réglé la question en faveur du Canada étaient les intérêts qu’ont certains pays dans nos sables bitumineux.

 

La France a son Total, les Pays-Bas leur Royal Dutch Shell, et les Britanniques ont leur British Petroleum (BP).   Les trois grandes pétrolières ont  investi beaucoup dans les sables bitumineux de l’Alberta.

L’argent ça compte toujours.

 

 

 

 

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