Élections

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Une chronique de Michel Vézina

(Photo: archives)

When there’s no future how can there be sin

We’re the flowers in the dustbin

We’re the poison in your human machine

We’re the future your future

God save the queen we mean it man

There is no future in england’s dreaming

No future for you no future for me

No future no future for you

 

Je l’ai dit et l’ai redit : punk, nihiliste, situationniste et anarco-branleur, j’ai été tout cela et le suis encore un peu. De tous les mouvements prétendument sociaux dont j’ai pu être le témoin depuis une quarantaine d’années, je n’ai jamais cru qu’il pourrait vraiment y en avoir un qui change VRAIMENT le monde. Sans le savoir et sans même le formuler avant de lire le livre d’Hakim Bey (et de le citer allègrement dans mon dernier roman, Zones 5), j’ai toujours été un farouche partisan de la ZAT (Zone Autonome Temporaire) et de la démocratie directe. Rien ne survit, rien ne subsiste que le présent, sa fête et son festin.

Il s’avère que depuis quelques mois, je suis «bluesé»: j’aime ce qui se passe en ce moment dans notre Québec. J’aime voir surgir ces jeunes hérauts. J’aime les entendre s’articuler, qu’il s’agisse de ceux et de celles qui prennent la parole en public ou de ceux et celles qui créent, en ce moment, les œuvres dont on dira dans quelques années qu’elles sont le reflet symbolique et signifiant d’une prise de conscience qui, peut-être, peut-être, fera de l’avenir un temps meilleur.

Vous voyez, il m’arrive d’avoir des élans d’optimisme.

Mais je vois aussi les autres : les Charest, Marois, Legault et tous leurs suiveux, agir. Je les entends rire, médire et planifier, je les entends rabâcher leurs vieilles manières. Et je sais que c’est pour eux que vous allez voter, simplement parce que vous avez peur du vrai changement.

Et ils continueront de nous voler, de nous mentir, de nous enfirouâper, de fourrer, quoi. Ils continueront de servir leurs maîtres et leurs propriétaires.

Et j’écoute les Sex Pistols ce matin.

Médias/réseaux sociaux

Pendant mes vacances, je me suis tenu plutôt loin des médias, mêmes sociaux. J’avais besoin d’un sérieux break. J’ai à peine jeté un œil distrait sur mes comptes Twitter et Facebook, et je n’ai pas ouvert une seule fois la page de Radio-Canada.

Juste RDS.ca, de temps en temps, pour savoir si on va gagner la coupe cette année.

J’ai quand même cru comprendre que demain, nous serons en élections et je ne sais pas par quel bout prendre ça.

Il y a un côté de moi qui se refuse à croire que ça changera quoi que ce soit : j’ai vécu assez de gouvernements péquistes et libéraux ces trente-six dernières années pour savoir que bon, hein, faut pas rêver.

Il y a toutefois un côté de moi qui ne veut plus entendre parler de Johnny John Ch. Je préconiserais le marronnage, c’est-à-dire le laisser sur une île déserte avec un gun et quelques balles et ne plus y penser, mais mes amis me disent que ça ne se fait plus…

C’est ici que la question du vote utile se pose, et du même coup, celle de notre système électoral au complet. Démocratie directe ou participative, monarchie parlementaire ou république? Nous aurons beau soulever ces questions pendant toute la campagne, c’est en période de non-campagne qu’elles devraient s’étudier. Mais les vieux dirigeants ne veulent pas la poser, ne veulent pas la soulever. Elle fait leur affaire. À tous.

Avant de dire qu’il est essentiel ou important de voter, je rappelle qu’il y aura une campagne électorale qui durera CINQ semaines. Avant de se poser la question du vote utile ou du vote blanc ou du vote perdu, il y a un paquet de questions à débattre qu’il ne faudrait pas pousser sous le tapis du vote utile.

Même si notre système électoral nous pousse, pour se débarrasser de Johnny John Ch, à ne pas voter QS, CAQ, Vert, Jaune ou bleu le 4 septembre prochain, il faudrait quand même ne pas oublier de parler de tous les enjeux. Cette élection est déterminante pour le futur du Québec, s’il en a un. Il faut nommer le pays dans lequel nous voulons vivre. Il faut faire sortir les idées AVANT le vote.

Le geste de voter durera une toute petite seconde, le 4 septembre. Vous aurez cinq semaines pour y réfléchir. Essayez donc pour une fois…

Après, on écoutera le hockey ensemble, promis!

Trois-Pistoles

J’étais en vacances mais j’ai quand même suivi de loin la patente de Trois-Pistoles. Vous savez, ce maire qui a coupé le financement d’un événement (L’Écho-fête) parce que Gabriel Nadeau-Dubois allait être présent et qu’il allait y parler de désobéissance civile?

J’en reparle la semaine prochaine.

Organisations: Sex Pistols, Radio-Canada

Lieux géographiques: Québec, Trois-Pistoles

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