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La musique contre la dépression

«Mon père est violoniste et il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison», relate Marika. Gracieuseté

«Mon père est violoniste et il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison», relate Marika.

Michel Joanny-Furtin
Publié le 6 Octobre 2012
Publié le 3 Octobre 2012
Michel Joanny-Furtin  RSS Feed

Accompagné au piano par la jeune virtuose Marika Bournaki, «Moi, j'en parle...» est un événement musical unique au profit de la Fondation des maladies mentales et de son programme jeunesse «Solidaires pour la vie».

Sujets :
Orchestre symphonique de Montréal , école Nouvelle-Querbes , Théâtre Maisonneuve , New York , Suisse , Montréal

Marika Bournaki a donné il y a quelques temps déjà un concert bénéfice pour l'école Nouvelle-Querbes. Elle renouvelle ce type d'événement afin de sensibiliser son public à la dépression chez les jeunes, qui touche près de 60 000 adolescents chaque année, première cause reliée au décrochage scolaire et au suicide.

Ce concert aura lieu le 9 octobre au Théâtre Maisonneuve à 19h30 et inclura une étonnante programmation en lien avec la maladie mentale, dans une mise en scène de Denis Bouchard. «Marika Bournaki interprétera Beethoven, Schumann et Rachmaninov avant de chausser ses Converses pour une deuxième partie de concert plus éclectique», annonce-t-on.

Une vidéo de la cinéaste Bobbi Jo Hart, qui a suivi Marika au cours de sa carrière, sera aussi présentée lors de ce concert haut en couleurs.

Marika Bournaki a débuté sa carrière en jouant avec l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) à l'âge de 9 ans, au Carnegie Hall dès 10 ans, puis en tant que soliste avec Yannick Nezet-Seguin et l'Orchestre Métropolitain à 11 ans. Depuis, elle continue de s'illustrer sur la scène mondiale et a remporté de nombreux succès lors de compétitions internationales, notamment au prestigieux concours Clara Haskil en Suisse.

Pianiste passionnée, talentueuse et un brin rebelle, elle joue aux côtés des plus grands orchestres tout en poursuivant ses études à la Juilliard School of Music à New York.

«Mon père est violoniste et il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison», relate Marika. «À trois ans on m'a offert un violon , mais j'ai préféré aller vers le piano que j'ai commencé à 5 ans. J'adorais ça mais ça me demandait beaucoup de travail. On y allait progressivement 30 minutes d'abord puis 45minutes et ainsi de suite en grandissant; je ne m'en suis jamais lassé…»

«J'ai eu ensuite de super-profs qui m'ont toujours poussée, mais de la bonne manière et qui m'ont bien soutenu. L'adolescence fut un peu difficile parce que je voyageais sans cesse entre Montréal et New York et puis comme toutes les filles de mon âge, je voulais faire d'autres choses. J'ai dû prendre la décision de s'installer complètement à New York. Pour une ado, ce n'était pas facile. À 21 ans maintenant, je ne regrette rien.»

«L'idée d'une carrière? C'est à 9 ans que je l'ai eue après avoir joué avec l'OSM», se souvient Marika. «La force de l'orchestre et l'enthousiasme du public m'avaient frappé.»

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