Claudine… qui ? Pour ceux que la poésie n’émeut qu’un peu, poser la question est légitime. Après ces quelques lignes, évitez de l’énoncer de nouveau…
Claudine Bertrand est née à Montréal. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages poétiques et de livres d’artiste tant au Québec qu’à l’étranger, dont La Montagne sacrée (prix de poésie 1998 de la Société des écrivains canadiens); Le Corps en tête, prix international de poésie Tristan-Tzara 2000-2001, décerné à Paris.
Lauréate du prix Femme de mérite 1997, médaillée d’or du Rayonnement culturel de la Renaissance française et récipiendaire du Prix international Saint-Denys Garneau 2002 pour L’Énigme du futur, elle a publié récemment Autour de l'obscur (Hexagone 2008) puis Passion Afrique. Enfin, sachez qu’elle figure depuis 2007 dans L'Anthologie de la poésie française Larousse.
Avec un tel parcours succinctement retracé ici, celle que certains proches appellent «Notre» Claudine Bertrand, a remporté, pour l’ensemble de sa carrière, le Grand prix du 4e SIPOEF en 2010.
De plus, cet événement béninois a créé cette année un prix Claudine Bertrand pour soutenir la relève en littérature et poésie chez les jeunes du primaire et du secondaire.
Enfin, jamais deux sans trois, le SIPOEF l’a nommée comme son ambassadrice en Amérique du Nord à l’occasion de ce deuxième voyage dont elle revient les bras chargés de trophées, les yeux pleins de souvenirs humains forts, et la tête pleine d’idées pour défendre la littérature et la poésie francophones. «Ce salon s’est tenu dernièrement du 1er au 8 mars à Cotonou sous le thème ‘‘Couleur Femmes’’», explique Claudine. «Événement organisé en lien avec le Centre culturel français de Cotonou, il encourage la création littéraire francophone sous toutes ces formes et met en avant ses artisans».
Des artisans nombreux, patients discrets et laborieux, car le verbe n’a pas autant la cote auprès du public que l’image ou la note.
Dans le cadre de ses actions d’ambassadrice, Claudine Bertrand a prononcé la conférence inaugurale du salon autour du thème «de Nelligan à Miron». «Et parmi les activités du salon, l’oeuvre de Gaston Miron, La Marche à l’amour a été mise en scène par la troupe de théâtre africaine Émeraude», ajoute Claudine. «Des manifestations culturelles qui démontrent bien la forte présence du Québec à ce festival francophone qui se construit peu à peu, au fil des ans, une belle réputation d’ouverture et de création. Un effort auquel je suis fière et heureuse de participer», conclut notre poétesse.
Notez que le dernier recueil de Claudine Bertrand, Passion Afrique, sera lancé à Paris lors du marché de la poésie du 17 au 20 juin prochain, place Saint-Sulpice, au coeur de Saint-Germain-des-Prés, le quartier des écrivains !
