Qui refuse un rapprochement avec l’autre ?

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Le 19 juin 2011, lors d’un référendum, les résidents de la rue Hutchison ont voté contre l’agrandissement d’une synagogue sise sur leur rue résidentielle. Ce qui a fait dire à Joseph Gabay, membre du congrès Juif québécois « qu’il y avait là, pour les citoyens d'Outremont, une occasion de se rapprocher des communautés hassidiques. À la place, on a un peu creusé le fossé et c’est dommage ». (Vive déception dans la communauté juive, La Presse, 21.06.11)

Le 19 juin 2011, lors d’un référendum, les résidents de la rue Hutchison ont voté contre l’agrandissement d’une synagogue sise sur leur rue résidentielle. (Photo: gracieuseté)

Quand M. Gabay accuse les citoyens d’avoir raté une occasion de rapprochement, il fait preuve d’une incroyable mauvaise foi car il sait pertinemment que ce sont les Hassidims qui refusent catégoriquement de s’intégrer !

Ce fossé qui existe depuis plus de 60 ans est la conséquence directe du refus viscéral de la communauté hassidique de se mêler à la société québécoise et ce, de quelque façon que ce soit. Il ne faut pas oublier que les Hassidims sont des ultra-orthodoxes animés par des règles de vie strictes et par une très forte volonté de séparatisme social.

Dès qu’un enfant hassidique est en âge de se tenir assis dans un carré de sable, on lui interdit formellement de jouer et de parler avec un « goy ». On lui enseigne très tôt le clivage entre lui et le monde ! Afin d’éviter tout contact intellectuel, physique ou social avec nous, cette communauté a créé un ghetto au sein du quartier avec ses propres écoles, garderies, synagogues, épiceries, boutiques, boucheries, poissonneries, etc… !

Ce monde parallèle au nôtre, assujetti aux règlements hassidiques, fait souvent fi du respect des règles municipales, des lois provinciales et des normes élémentaires de civisme. Qui plus est : ce monde est tacitement toléré par nos élus !

Pensons aux écoles privées non conformes au programme du ministère mais subventionnées par le gouvernement, pensons aux lieux de culte nichés dans des maisons sur des rues à zonage strictement résidentiel, pensons au trafic d’alcool illicite dans les synagogues, pensons aux autobus intercités illégaux qui circulent et se stationnent dans les rues résidentielles.

M. Gabay, combien d’Hassidims ont le respect d’apprendre la langue officielle du Québec ? Qui creuse inlassablement le fossé ? Qui refuse un rapprochement avec l’autre ?

Je crois que le congrès Juif québécois doit des excuses à tous les citoyens d’Outremont.

 

Mariclaude Ouimet, résidente d’Outremont

Organisations: Juif québécois

Lieux géographiques: Outremont, Québec

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