Elle continue en expliquant comment nous enseignons à nos enfants à ne pas interagir avec le reste de la société, comment nous avons construit des écoles séparées, des boucheries et poissonneries séparées cachères.
En lisant ces mots, il devient clair que les questions sous-jacentes au conflit ne sont pas ce que font les Hassidims, mais plutôt qui nous sommes. Tous les autres enjeux relèvent de ceci, de l'impression que nous sommes à part de la société, que nous sommes «les autres», qui s'acharnent à ne pas s'intégrer.
Ceci justifie d'étiqueter tout ce que nous faisons comme étant illégal et si quelque chose n'est pas encore illégal, alors bon, des règlements devraient être rédigés afin de la rendre illégale. Et puis vient la meilleure partie : On va aux médias afin de claironner l'insouciance des Hassidim envers la loi.
Voici quelques questions pour Madame Ouimet à propos du séparatisme:
- Qui plus que les Québécois comprennent l'importance de préserver une culture ?
- Qui plus que les Québécois comprennent l'importance des « règles strictes » pour renforcer une « langue sainte » ?
- Qui plus que les Québécois comprennent la valeur d'apprendre aux enfants qu'ils sont distincts à leur manière ?
Qui plus que les Québécois comprennent l'importance de préserver une culture? - Cheskie Weiss
- La culture juive - qui précède la culture Québécoise par des milliers d'années - ne vaut-elle pas d'être préservée elle aussi ? Attendiez-vous de nous « intégrer » et d'abandonner notre religion ?
- Nous respectons votre culture, nous ne demandons à personne de changer leur mode de vie. Pourquoi ne pas respecter notre choix de préserver notre héritage ?
C'est vrai qu'il y a des différends au sujet du stationnement, du bruit et du trafic. Mais c'est seulement quand vous nous considérerez comme des simples voisins et non des étrangers malicieux qu'il y aura place pour le dialogue et la compréhension.
Alors il sera clair que la majorité de ces discussions ne sont que le résultat naturel de l'insertion d'une communauté encore jeune au sein d'une communauté plus ancienne et établie depuis plus longtemps.
Et bien entendu, nous, les Hassidim, devons nous améliorer à expliquer qui nous sommes vraiment.
Cheskie Weiss, une hassidime d'Outremont
