Le 14 octobre dernier, le Mouvement Montréal Français (MMF) a fait parvenir aux différents candidats à la mairie de Montréal un questionnaire visant à les sensibiliser quant à l’importance de la défense du français dans la métropole. Le MMF s’engageait à transmettre à ses membres la réponse de chaque candidat prenant le temps de bien répondre au questionnaire.
À la suite de son élection en 2001, le maire Gérald Tremblay a favorisé le bilinguisme à Montréal. Dès l’année suivante, Diane Lemieux, qui fait maintenant partie de son équipe, affirmait : « Il faut s'assurer qu'il n'y ait pas de dérapage à ce propos ». Elle dénonçait également une forte tendance au bilinguisme dans l’administration montréalaise et l’usage de l’expression « Montreal City » dans la correspondance de la Ville.
Huit années plus tard, la Ville ne s’est toujours pas conformée aux directives de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Messages téléphoniques bilingues, exigence de l’anglais pour les nouveaux employés, brochures en anglais et stations de vélo BIXI bilingues sont de mise. « Trente-deux ans après l'adoption de la loi 101, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle manque de vigueur. On tolère le français plutôt qu'on le respecte » , soutient Luc Thériault, président du MMF.
Le MMF désire rappeler aux candidats à la mairie que Montréal, tel que le stipule sa Charte, constitue une ville de langue française et que cette particularité, loin d’être un frein au succès de la Ville, devrait constituer un héritage à protéger.
Les réponses au questionnaire seront notamment publiées dans le bulletin mensuel électronique du MMF, qui compte près de 13 000 abonnés. Le questionnaire complet est accessible sur…
http://www.montrealfrancais.info/node/1322