Tout et presque rien

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(Photo: archives)

Alerte! C’est l’angoisse fiscale. Les riches sont au seuil de la panique!

Nos riches ne sont pas les seuls à faire pitié : les riches français aussi disent vouloir quitter leur pays pour cause d’angoisse fiscale. Riches du monde, unissez-vous : quittez!

Mais où iront-ils tous, dites-moi, tous ces frileux de la juste part?

Il m’arrive que mon pays m’angoisse, mais pas pour les mêmes raisons que les riches. Il m’arrive d’avoir envie de m’installer ailleurs. Mais où? me demande-je alors. Indéniablement, les riches ont plus de choix que moi.

Les riches peuvent choisir parmi des dizaines de paradis fiscaux, par exemple, même si la vie doit y être bien plate, puisque pleine de riches et vide de pauvres. C’est bien connu, un riche préférera toujours donner son fric à un autre riche plutôt que d’aider un pauvre.

Le riche – comme mon père le dit si bien –, s’il est riche, c’est justement parce qu’il n’a donné son fric à personne. Demi-vérité : en fait, le riche n’a jamais donné son fric à un pauvre.

La preuve, c’est que le riche, si on lui demande de payer une assurance santé privée à 6000$, à 10000$ ou à 20000$ par an, il le fera avec plaisir! Il sait qu’il en fera profiter un autre riche, c’est-à-dire une compagnie d’assurances. Tout le monde le sait, une compagnie d’assurances c’est, par définition, une machine à faire du fric, à créer de la richesse...

Si on demande au riche de redonner un peu de sa richesse aux pauvres pour qu’ils soient moins pauvres, alors là, non! Il veut tout de suite aller vivre ailleurs, le riche! Il veut vivre avec des riches et s’assurer que SON argent – si durement gagné (sic) – ne revoit plus jamais l’ombre de la couleur d’un pauvre.

Le pauvre, lui, s’il s’avère que lui prenne l’envie de changer de pays, se retrouve un peu dans la merde. Le pauvre est, par définition, trop pauvre pour fuir.

Le pauvre est dans la merde, où qu’il soit.

Ça me rappelle cette fable racontée dans le film Mon nom est personne, de Sergio Leone. Ça n’a pas grand chose à voir mais j’ai envie de vous la raconter.

C’est l’automne, fait frette et un petit oiseau grelotte. Passe par là une belle grosse vache bien grasse. Elle pose un regard attendrissant de vache bien grasse sur le petit oiseau et, par pure compassion, se retourne et dépose une grosse bouse sur le petit zoizeau. Dans le but altruiste de le réchauffer, évidemment. Le zoiseau est très content, il ne grelotte plus. Même si ça pue un peu.

Il m’arrive que mon pays m’angoisse, mais pas pour les mêmes raisons que les riches. Il m’arrive d’avoir envie de m’installer ailleurs. Mais où? me demande-je alors. Indéniablement, les riches ont plus de choix que moi.

Quelques heures plus tard, passe par là un renard. Il remarque le petit oiseau recouvert de caca et le prend en pitié, pauv’ ti zoiseau dans la merde! Le renard retire le zoziau de la bouse, lèche toute la merde qui le recouvre et, une fois le pit pit tout propre, le renard le trouve bien appétissant, tout d’un coup. Il fait Mmmm en se léchant les babines.

Et il le croque en guise de petit déjeuner.

La morale de cette histoire? Ceux qui vous mettent dans la merde ne vous veulent pas nécessairement du mal, tandis que ceux qui vous en sortent ne vous veulent pas nécessairement du bien.

 

La science

Entendu à la radio : les sciences qu’ont dit scientifiques ne le sont pas nécessairement : sciences économiques, sciences de l’éducation et sciences sociales... Les vraies sciences n’ont pas besoin qu’on souligne qu’elles le sont : biologie, physique, chimie, math...

Faut donc ne jamais oublier que les économistes s’expriment souvent depuis une idéologie.

 

L’alimentaire

Dites, comment vous faites pour encore acheter de la viande dans les épiceries? On se pose la question, là, parce que le scandale albertain de la bactérie e coli, mais moi, ça fait des années que la viande des épiceries me fait peur. Elle a souvent une drôle de couleur trop rouge trop clair sur le dessus et pas la même en dedans. Les poulets sont trop petits et trop mous, et on ne sait jamais d’où tout ça vient, comment ça été élevé et nourri.

La viande que je mange, j’aime l’avoir vu brouter dans les champs, l’été. J’aime l’avoir vue marcher, ou voler – si elle a des ailes.

Dimanche, j’ai aperçu un troupeau de dindons sauvages.

J’ai regretté ne pas avoir de lasso.

 

Le bonheur

Samedi midi, l’érablière était toute jaune. Il pleuvait comme vache qui pisse, le ciel était gris et lourd. Sous le couvert des feuilles encore accrochées à leurs branches, je passais lentement sur le tapis de leurs sœurs déjà tombées, la lumière était belle, mais si belle.

J’ai été heureux, là, à ce moment précis, là.

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