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Les agents Sophie Turcotte et Michael McDermott patrouilleront Outremont et Mont-Royal à vélo tout l’été. Jusqu’au 21 juin, ils prodiguent aussi des conseils dans des écoles du quartier. (Photo: Jacques Pharand)
Revoici les agents sur deux roues
Depuis mardi, les résidants d’Outremont et de Mont-Royal peuvent apercevoir des policiers à vélo dans leur quartier. Tous les ans, à cette période-ci de l’année, deux agents du poste de quartier (PDQ) 24 troquent leur véhicule pour des bicyclettes. Sur deux roues, ils sont ainsi plus accessibles et peuvent faire davantage de sensibilisation. Mais attention, ils ne sont pas moins!
«Le but de la patrouille à vélo, c’est de se rapprocher des gens. Il y a l’aspect prévention et l’aspect de l’accessibilité à la communauté, mais il y a aussi l’aspect répression. Les patrouilleurs à vélo ne sont pas juste une parure», explique le commandant du PDQ 24, Claude Hamel.
Tout l’été, à raison de quatre ou de cinq jours par semaine, le duo en selle, formé des agents Sophie Turcotte et Michael McDermott, sillonne Outremont et Mont-Royal de façon équitable. Sa mission: s’assurer que les nombreux piétons et cyclistes respectent le Code de la sécurité routière.
Il garde aussi un œil attentif sur les conducteurs. «Si un automobiliste commet une infraction, on va pédaler pour le rattraper. Souvent, c’est plus rapide en vélo qu’en auto», indique Sophie Turcotte, membre de la patrouille à bicyclette du PDQ 24 depuis trois ans.
Sur le terrain, il arrive que les policiers à vélo donnent un coup de main à leurs collègues en voiture. Ils passent cependant beaucoup de temps à parler aux résidants. «Les gens nous interpellent plus en vélo qu’en auto, mentionne l’agente Turcotte. Ils nous félicitent et sont très contents de nous voir. Ils se sentent plus près de nous et nous, plus près d’eux.»
Pour le commandant Hamel, la patrouille à vélo joue un rôle important une fois l’été venu, puisqu’elle est en mesure d’effectuer des opérations compliquées en automobile, notamment sur les trottoirs et dans les parcs. Elle est également plus difficile à repérer par les voleurs, qui ont tendance à surveiller les voitures de police identifiées avant de commettre un méfait.
«On est chanceux, car ce ne sont pas tous les PDQ qui ont une patrouille à vélo, dit Claude Hamel. C’est une question de volonté et d’effectif, mais aussi d’environnement. Le PDQ 1 couvre cinq municipalités. C’est trop grand pour une patrouille à vélo.»
Cyclistes sous surveillance
Jusqu’au 21 juin, les cyclistes d’Outremont et de Mont-Royal feront l’objet d’une attention particulière de tous les agents du PDQ 24. Outre des conférences dans des écoles du territoire, des opérations se dérouleront régulièrement dans les rues commerçantes, comme les avenues Bernard et Laurier, de même qu’au centre-ville de Mont-Royal.
Les policiers surveilleront les cyclistes dont les vélos ne sont pas munis de réflecteurs, ainsi que ceux qui pédalent sur les trottoirs ou du mauvais côté de la rue.
Un cycliste qui traverse sur un feu rouge est passible d’une amende de 37$, sans compter les trois points d’inaptitude qui seront ajoutés à son dossier de conduite. S’il n’a pas encore de permis de conduire, ces trois points seront mis en banque et portés à son dossier une fois qu’il aura l’âge de prendre le volant.
Un cycliste pris en défaut à circuler sur le trottoir devra aussi payer 37$. Et s’il écoute de la musique avec un baladeur, c’est une contravention de 52$ qui lui pend au bout du nez. «Souvent, ce sont les adultes qui commettent les infractions, alors qu’ils devraient être des exemples pour les enfants», souligne l’agente sociocommunautaire Lyne Aidans.
Les automobilistes doivent eux aussi être vigilants, puisque le Code de la sécurité routière indique qu’«ouvrir la portière d’un véhicule routier sans vous assurer que vous pouviez faire cette manœuvre sans danger» peut entraîner une contravention de 30$.