La résidante de Mont-Royal et violoniste de grand talent Caroline Chéhadé remportait récemment le Prix d’Europe.(Photo: Courtoisie)
Le prix d’Europe à une résidante de Mont-Royal
Voilà trois ans que Caroline Chéhadé se distingue au Prix d’Europe. Les deux dernières années, la jeune violoniste raflait le prix John-Newmark et voici que lors de cette 96e édition au début juin, la résidante de Mont-Royal récoltait les grands honneurs en remportant le Prix d’Europe.
«Je crois que j’ai remporté le prix pour plusieurs raisons. J’ai bien joué, les juges, [parmi lesquels figuraient le maestro de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal], Yannick Nézet-Séguin] ont aimé ma performance. C’est bien d’avoir du talent, mais ce n’est pas assez», signale la musicienne dans la jeune vingtaine, ravie du fait que ses efforts ont porté fruits.
Caroline Chéhadé provient d’une famille de mélomanes. «Du côté de ma mère, l’amour de la musique est un absolu. Il était inconcevable que nous ne jouions pas de la musique. Moi, c’est le violon, qui m’a accroché tout de suite, dès l’âge de 4 ans. Le violon c’est ma voix d’expression», souffle l’aînée de quatre, qui manient respectivement la voix, le violoncelle et la guitare électrique.
En plus du Prix d’Europe, la diplômée du Conservatoire de musique de Montréal peut compter sur quelques bourses et sur plusieurs des prix qu’elle a remportés. Elle s’est notamment illustrée en tant que soliste au sein de l’ensemble I Musici, et de l’Orchestre Mondial des Jeunesses Musicales et a aussi remporté le prêt d’un violon Enrico Rocca de 1902 du Conseil des arts du Canada. «Le Conseil a une banque d’instruments qu’ils prêtent à chaque trois ans pour une durée toute aussi longue. C’est un excellent violon.»
A l’heure actuelle, Caroline Chéhadé est en transition entre le milieu étudiant et professionnel, flanquée de son talent, de sa rigueur et d’un bon agent.
«J’aime beaucoup jouer dans des récitals, de la musique de chambre, j’aime aussi enseigner et voyager, énumère-t-elle, indécise quant à la tangente que sa carrière musicale prendra. Je viens de finir ma maîtrise [à la Manhattan School of Music de New York] et je retourne à New York faire un diplôme professionnel à Mannes College of Music. J’aurai des cours plutôt libres pour me permettre d’organiser un peu plus ma carrière professionnelle.»
La voici aussi qui s’envole pour l’Europe pour participer au Casalmaggiore Festival en Italie. «Durant trois semaines, ce sera des cours intensifs et des concerts intensifs. Ensuite, je vais en Bretagne pour me reposer au bord de la mer.»
Mais la jeune femme revient toujours à Mont-Royal, où sa famille aux racines libanaise, québécoise et égyptienne s’est établie après plusieurs années sur la rive-nord de Montréal. «J’adore ça, on est près de tout», conclut-elle.