Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

L’indignation du maire

Article mis en ligne le 9 juillet 2007 à 18:34
Soyez le premier à commenter cet article
L’indignation du maire
Le maire s’indigne. Il estime que les citoyens d’Outremont ont été floués: après avoir refusé la défusion ils voient maintenant changer les règles du jeu (Harbour: « C’est une trahison! », Le Point, 28 juin). Sa mémoire courte et son interprétation originale des faits commandent la réplique.

Le maire aurait-il oublié s’être mis à la tête d’une marche contre les fusions forcées, avec ses collègues conseillers et le maire de l’époque? Que de nombreux citoyens les suivaient, par conviction et par solidarité? N’apprécie-t-il pas le sentiment que pourraient éprouver ceux-ci d’avoir été tout bonnement largués? Aurait-il oublié que le gouvernement Landry a été défait, et le parti de Jean Charest porté au pouvoir, grâce largement à l’engagement de ce dernier de permettre aux municipalités de choisir la défusion? Que le gouvernement Charest s’est déchargé de son engagement en entourant d’obstacles ardus la reconquête par les villes d’une partie à peine de leurs compétences antérieures, et en alourdissant cette reconquête de coûts onéreux là où les citoyens revendiqueraient le retour à une autonomie, tout sévèrement amputée fût-elle?

Aurait-il oublié le libellé orwellien du bulletin de vote du référendum demandant au citoyen s’il était «favorable au démembrement de la Ville de Montréal»? (Pourquoi pas à sa «destruction»?) Aurait-il oublié que, malgré les assurances du gouvernement, et contrairement à leurs voisins de la Ville de Mont-Royal, les citoyens d’Outremont n’ont eu droit, chez eux, à aucune communication indiquant les heures et l’endroit d’ouverture du registre pour leur signature? Que pour les connaître, il leur eût fallu, le bon jour, se procurer un des grands journaux et trouver ces renseignements enfouis dans un encart de huit pages?

Au mieux, l’administration aux ordres du maire n’a rien fait pour éclairer ses commettants; au pire, elle s’est évertuée à les tenir dans les ténèbres. Si, aujourd’hui, le gouvernement Charest modifie les règles du jeu par la loi 22, il les a modifiées auparavant, et en sens contraire, dans l’élaboration du processus référendaire – fort en ceci de l’appui de l’UCÎM et de ses élus.

Le maire ne comprend-il pas que l’électorat a réduit le gouvernement Charest à la minorité à cause, largement encore, de ses louvoiements pour ne pas donner suite à son engagement à réparer les torts infligés par les fusions forcées aux petites villes dans les régions de Montréal, Québec, Saguenay, et ailleurs? Il faut cependant convenir avec lui que ce gouvernement cherche, de façon opportuniste, à redorer son blason auprès de l’électorat.

Néanmoins, si le maire tient à faire oublier les méthodes contestables auxquelles ont eu recours le gouvernement Charest, l’administration Tremblay dont il est membre, et sa propre administration, pour empêcher les petites villes de retrouver leurs compétences de jadis, il pourrait répondre à quelques questions, notamment:

En quoi les fusions ont-elles amélioré les services de l’arrondissement? De combien ont-elles réduit les masses salariales des élus et des employés? De combien ont-elles diminué nos factures de taxes? Que nous réserve l’avenir?

Bref, quels sont les bienfaits des fusions forcées que défend le maire?

Pierre Joncas, résidant d’Outremont

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • La crise de Montréal-Nord a-t-elle été bien gérée par les services de police ?
  • Oui
  • Non

Liens