La vente du parc Fleming ou comment se faire passer un sapin
Madame la mairesse,
Je ne peux me résoudre à ce que le parc Fleming, une propriété publique, soit vendu à des intérêts privés. Je ne peux concevoir qu’en 2007 un espace vert soit détruit, à tout jamais, si facilement. Je déplore votre décision d’aller de l’avant malgré l’opposition des propriétaires et résidants riverains.
Je ne comprends pas comment vous pouvez détourner l’esprit de la loi sur l’aménagement et l’urbanisme qui nous donne un droit de consultation sur un changement de zonage pouvant nous affecter.
Pourquoi avez-vous expliqué lors des deux pseudo-consultations publiques tout le processus pour faire opposition au projet alors que, par un communiqué de presse en date du 5 juillet 2007, après avoir reçu une demande de 70 signataires exigeant la tenue d’un référendum, vous annonciez que la ville n’avait jamais eu l’intention d’ouvrir un registre menant à un référendum?
Vous saviez très bien que la ville n’avait pas l’intention de tenir un référendum. Pourquoi nous avez-vous induit en erreur? Pourquoi nous avez-vous menti?
Pourquoi ne pas avoir soumis le projet à la commission de l’environnement? Pourquoi prendre une décision d’une telle importance alors que les citoyens sont en vacances?
Quelle est l’urgence de vendre le parc Fleming? Dans l’intérêt de qui? Où sont les études d’impact sur la qualité de vie des résidants riverains?
Décidément, la démocratie prend des vacances à Ville de Mont-Royal.
Danièle Bellemare, propriétaire d'un immeuble situé au 85, avenue Brittany