Vers une responsabilisation citoyenne
Candidat du Parti vert dans Outremont
Dans le cadre de l'élection partielle qui aura lieu le 17 septembre, François Pilon représente le Parti vert dans la circonscription d’Outremont. Candidat aux élections générales du 23 janvier 2006, M. Pilon avait obtenu 4,8% des voix.
«Je ne suis pas un vrai politicien, je suis un gars ordinaire qui fait de la politique bénévolement. Et je le fais parce que j’y crois. Si on attend toujours après le gouvernement et les partis politiques en place, nous aurons trop peu, trop tard», a expliqué M. Pilon.
Résidant de Côte-des-Neiges depuis 25 ans il installe des cordes à linge l’été et procède à des travaux de déneigement pendant la saison hivernale.
Militant au sein du Parti vert depuis 2005, M. Pilon considère que le rôle de cette formation politique est «d’être présent», tant sur la scène politique que médiatique. Les problématiques environnementales lui tiennent à cœur et il entend travailler à la conscientisation citoyenne. «Je me présente pour que les gens adhèrent à une philosophie verte et pour que le parti puisse continuer à exister. Il ne faut pas oublier que chaque vote donne 1,75$ par année au parti. Je me vois un peu comme un vendeur qui aide le parti à exister.»
Le candidat se dit sceptique face aux prétentions environnementales des principales formations politiques. «L’art de la politique, c’est l’art de manier le verbe. C’est sûr que Stéphane Dion [le chef du Parti libéral] a des pensées environnementales, mais les partis traditionnels sont tous dans le même bain. Quand c’est le temps de poser des gestes, ils ne sont pas là», a confié M. Pilon en soulignant que les sacs de plastique sont toujours monnaie courante dans les commerces.
Il entend aussi militer pour une responsabilisation individuelle. «Il faut qu’on se prenne en main. En ce moment, attendre après la classe politique ça ne sert à rien. C’est comme pour la prolifération des algues bleues, cela fait un certain temps que le problème existe et les solutions sont assez simples. Mais on hésite à changer nos habitudes. Comme citoyen, il faut qu’on se responsabilise et qu’on pose des gestes concrets. Le pire, c’est de ne rien faire.»
En ce qui a trait à l’aménagement d’un nouveau campus de l’Université de Montréal sur le site de la gare de triage d’Outremont, M. Pilon considère qu’il faut privilégier une approche respectueuse de l’environnement. «La gare de triage, c’est une grosse problématique en raison de la dépollution qui doit être faite, mais de l’autre côté, je comprends qu’il n’y a plus de terrain de libre autour de l’université.»
Le décrochage scolaire préoccupe grandement le candidat vert. «Je trouve cela pathétique dans notre ère technologique et d’information que des jeunes, en raison de difficultés familiales ou d’une situation économique difficile, décrochent avant la fin du secondaire.»
M. Pilon déplore aussi l’irresponsabilité affichée par certains politiciens. «Personnellement, je déplore qu’il y ait une élection partielle. Il y a un coût important attaché à la décision de Jean Lapierre de démissionner avant le terme de son mandat. Ce que je regrette en politique, c’est quand les gens posent des gestes qui ne sont pas conséquents avec leur engagement», a indiqué le candidat.