Le principal projet mis en branle cette année par la patrouille verte a touché les commerçants des avenues Laurier, Bernard et Van Horne.
(Photo: Éric Carrière )
Rouler pour un monde vert
Pour la deuxième année consécutive, la patrouille verte a sillonné cet été les rues d’Outremont afin d’encourager les résidants à devenir plus proactifs en matière de développement durable. Différentes interventions, telles que le porte-à-porte, les patrouilles à pied ou à vélo, des animations dans les camps de jour et des visites aux commerçants ont rythmé le quotidien des deux patrouilleurs.
«De plus en plus, le travail dans le secteur environnemental fait boule de neige. Les gens savent qu’ils ne peuvent plus faire fi de l’environnement. Et je crois que cette prise de conscience va prendre de plus en plus d’ampleur dans les prochaines années», a avancé Jean-Martin Campeau, l’un des patrouilleurs.
Piloté par le Conseil régional de l’environnement (CRE), les patrouilles vertes roulent depuis trois ans sur l’Île de Montréal. Elles ont été créées pour faire la promotion des actions du Plan stratégique de développement durable de la Ville de Montréal.
Étudiante au baccalauréat en travail social, Florence Richer a pris part au projet en compagnie de Jean-Martin Campeau, un étudiant en animation et recherche culturelles Les deux patrouilleurs étaient encadrés par l’Éco-quartier Jeanne-Mance et Mile-End et hébergés à la maison des jeunes l’Espace-Temps.
En créant les patrouilles vertes, le CRE poursuivait principalement trois objectifs: la gestion des matières résiduelles, les changements climatiques et le jardinage écologique.
Une cible: les commerçants
Le principal projet mis sur pied par les patrouilleurs verts a touché les commerçants. Trois objectifs ont guidé leurs actions: favoriser la propreté de l’avenue commerçante, embellir l’avenue en encourageant l’aménagement de plantes et de fleurs et diminuer les impacts négatifs sur l’environnement, notamment en réduisant le nombre de matières résiduelles. «On a travaillé auprès des commerces parce qu’ils sont généralement moins ciblés dans les campagnes d’information. Mais il faut dire que les commerçants d’Outremont sont déjà très sensibilisés à la mise en valeur de leur magasin. Nous avons donc tenté de trouver d’autres défis pour eux», a mentionné Florence.
Les patrouilleurs ont demandé aux commerçants participants de relever trois défis. Les gens d’affaires des avenues Laurier, Bernard et Van Horne ont été visés cette année. «La participation a été assez bonne. Sur les avenues Laurier et Van Horne, j’ai visité 52 commerces et 42 se sont inscrits au projet», a avoué Florence alors que les commerçants de l’avenue Bernard ont été moins réceptifs. «J’ai visité 61 commerces et 14 d’entre eux ont accepté de relever le défi», a indiqué Jean-Martin.
Les commerçants ont notamment décidé de se procurer un second bac de recyclage roulant, de disposer en toute sécurité des résidus domestiques dangereux, de privilégier du papier avec un certain pourcentage de fibres recyclées, de choisir des produits nettoyants écologiques ou d’offrir des sacs réutilisables. «À la fin de l’été, les commerçants qui auront fait un changement durable vont apposer un autocollant dans la fenêtre de leur commerce démontrant qu’ils font un véritable effort environnemental», a confié Florence.
Activités diverses
Les patrouilleurs ont aussi fait des activités d’animation dans des camps de jour et ont sensibilisé les résidants au développement durable sur le pas de leur porte.
Le jour de la collecte sélective, ils ont visité certaines rues identifiées par l’arrondissement comme étant moins enclines à recycler pour déposer des dépliants informatifs dans les boîtes aux lettres. Des billets de courtoisie visant à sensibiliser les résidants ont aussi été distribués. «Mon travail n’est pas très visible maintenant, mais à long terme je crois qu’il le sera en raison de tous les documents que j’ai distribués. Les gens ont maintenant des ressources. Le gros hic du projet, c’est qu’après deux mois il est terminé, il n’y a pas de suivi qui se fait le reste de l’année», a estimé Jean-Martin.
La patrouille verte représente une belle opportunité de travail pour des étudiants qui ont à cœur les questions environnementales.
Un bémol? Florence et Jean-Martin ont souligné que la patrouille verte devrait être en action dès le début de l’été. «La patrouille verte devrait être déplacée. Elle devrait avoir lieu en juin et juillet plutôt qu’en juillet et en août. C’est difficile de sensibiliser des gens qui sont en vacances», a soufflé Florence.
(Photo: Éric Carrière )