Les copains d’abord!
Enquête dans Outremont
(Communiqué) La chef de l’opposition officielle, Noushig Eloyann dénonce le conflit d’intérêt dans lequel se trouve Marc-André Fabien, responsable de l’enquête initiée par la Ville de Montréal sur la gestion de l’arrondissement Outremont dont les élus appartiennent tous au même parti que le maire Gérald Tremblay. Elle demande donc au maire de faire preuve de gros bon sens et de confier ce mandat d’enquête à un tiers dont la neutralité ne fait aucun doute.
D’autant plus que Marc-André Fabien a été président de l’association libérale d’Outremont et organisateur du ministre de l’Industrie et du Commerce qu’était alors Gérald Tremblay en 1994. «Les liens qui unissent les deux hommes ne datent donc pas d’hier, c’est en quelque sorte du vieux copinage», souligne Mme Eloyan.
«Monsieur le maire Tremblay a placé Marc-André Fabien dans une situation délicate en lui confiant ce mandat. On ne doute pas des compétences de M. Fabien mais dans le contexte où il doit évoluer, il nous semble que le maire a fait en sorte de jeter le discrédit sur le travail de M. Fabien», explique Mme Eloyan.
«Comment la population pourra-t-elle croire que celui qui a pris une part active à la sélection des candidats de l’Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCIM) dans l’arrondissement Outremont en 2005, puisse être celui qui pointera du doigt leurs manquements ? N’oublions pas qu’en plus, M. Fabien est un ami et très proche collaborateur du maire Tremblay. Il me semble évident qu’il n’est pas en situation d’impartialité», constate Mme Eloyan.
On se rappellera que Marc-André Fabien avait dû démissionner de son poste de président par intérim de l’UCIM de Montréal le 17 juillet 2003 à la suite des accusations de même nature faites à son endroit par Vision Montréal. Ni le maire ni M. Fabien ne semblent avoir retenu la leçon.
Mme Eloyan croit que c’est une erreur d’avoir confié cette tâche d’enquête à M. Fabien. Elle doute de la crédibilité qu’aura ce rapport et croit qu’il ne réussira sûrement pas à conférer des qualités de transparence et d’équité au processus d’enquête. La tentation sera forte de faire porter le chapeau aux fonctionnaires plutôt qu’aux élus.
(Source: Suzanne Gagnon, attachée de presse de Noushig Eloyan)