Bienvenue à un Outremont revu et corrigé trop tard...
Le premier conseil d’arrondissement sans Stéphane Harbour fut à l’image d’une rentrée de classe bien structurée sauf que cette rentrée, toute strictement respectueuse des procédures qu'elle soit en apparence, n’a pas fait l’essentiel soit, permettre de vider le trop plein et ventiler les questions restées sans réponses. Elle a simplement cabré les différences d’opinions dans une attitude impossible à éviter. Si Marie Cinq-Mars a été pendant les dernières années une personne en apparence effacée aux assemblées, elle a certainement brillé par son manque flagrant de souplesse et d’écoute en ce premier soir de règne intérimaire. Que faut-il dire de son discours de Boss par intérim. Description de tâche, définition du rôle. Y aura-t-on compris que l’autre n’avait pas fait le travail et qu’elle devait encore se convaincre, et nous au passage, qu’elle allait y parvenir, rotation oblige.
Depuis 2005, je me suis présenté, comme citoyen concerné, à cet événement public pour comprendre et juger de la manière dont on s’occupait de nous. Si je suis perplexe ce soir, c’est que j’ai le pressentiment qu’on va nous faire un post-partum bien propre et qu’on va encore éviter de se parler des vraies affaires et de prendre ses responsabilités. Outremont vit à l’heure de la grosse partie de poker où l’on annonce de belles cartes bien propre pour éviter de faire sortir les autres.
En avant la patronne par intérim qui va nous nettoyer tout ça et qui va mettre de l’ordre et du sent bon partout. On va redresser les comptes et faire en sorte que ça n’arrive plus. Mais qu’en est-il de l’imputabilité de ceux qui sont encore en place. Oh, il sera beau le ménage mais pour être garant de l’avenir, ne faut-il pas assumer les gestes passés ou l'incapacité à voir ce qui se passait. C’est en me muselant sur une question de procédure que Mme la numéro "uno" fixe le ton pour la suite.
Peut-être ne se passera-t-il plus de croches affaires et que l'on pourra ainsi garder les squelettes dans le placard municipal pour un temps encore! On aura essayé de faire table rase du passé mais le citoyen devra ressentir les échos de la nonchalance et du laisser-aller avant de tâter du doigt le nouveau pouvoir en place. Chacun des élus est redevable devant le citoyen. Ils auraient pu et auraient dû démissionner, ne serait-ce que par souci de transparence et en bonne conscience devant les questions encore non répondues des rapports d’enquête.
Enquête policière cette fois, démission des élus restants, nouvelles élections. La démocratie, celle qui fait du bien et qui est là pour tous, passe encore par la boîte de scrutin.
À vous de juger...
Marc Vanier Vincent, membre de Vision Montréal à Outremont