L’Union Montréal du maire Gérald Tremblay et l’Université de Montréal n’ont plus la confiance des citoyens
(Communiqué) Fort de l’appui de plus de mille signataires d’une pétition qui réclame des mesures précises pour éviter un nouveau naufrage immobilier, le Comité Citoyens-Gare de triage demande au gouvernement du Québec d’imposer un moratoire au méga-projet de 1,2 milliard de l’Université de Montréal (UdeM) sur le site de la gare de triage d’Outremont. L’adoption de dispositions claires pour en assurer une planification et exécution respectueuses des intérêts légitimes des contribuables du Québec et des résidents des quartiers avoisinants est urgente.
Au moment où Outremont se trouve à la dérive, paralysée par des scandales et la démission du maire Harbour et de ses administrateurs, au moment où le maire Tremblay se montre incapable de gérer son propre parti Union Montréal en proie à la division et où, l’Université de Montréal n’arrive pas à gérer son parc immobilier actuel; la Ville de Montréal tente de faire adopter de façon précipitée un projet bancal, un « préprojet » ainsi que l’a qualifié l’Office de Consultation publique de Montréal. (OCPM).
Les autorités ont décidé de modifier d’ici Noël, le zonage du site de la gare de triage d’Outremont sans le moindre effort de concertation directe avec les organismes civiques du milieu, malgré les recommandations en ce sens de l’OCPM. Ces échéances irréalistes et l’exclusion des citoyens du processus rendent impossible un examen indépendant et approfondi des impacts fiscaux et environnementaux du projet. "Haste makes waste", la précipitation entraîne le gâchis.
Que fait donc le maire Tremblay de sa politique de «démocratie participative»? Le règlement 89 qui abolit le contrôle référendaire des citoyens servira-t-il finalement à les déposséder de tout contrôle sur les visées des promoteurs et la création de l’OCPM à cacher ce fait par des consultations dont les recommandations sont cavalièrement balayées.
Quel que soit l’emplacement d’un éventuel deuxième campus, contesté d’ailleurs à l’interne par le syndicat des professeurs de l’UdeM, la direction et la gouvernance des projets immobiliers universitaires est confuse: en témoignent l’achat par le rectorat de l’UdeM de l’Externat Mont-Jésus-Marie, les travaux et dépenses mal estimés et improvisés pour réaménager cet édifice patrimonial et sa récente et discrète remise en vente.
À un moment où la marge de manœuvre du gouvernement est dangereusement exiguë, cette dérive ne peut que susciter des inquiétudes sur le sérieux de la gouvernance municipale et universitaire et fait craindre que le projet ne cause un gouffre financier encore plus profond que celui creusé par l’UQÀM à l’ilôt Voyageur.
Les citoyens ne permettront pas que l’on répète ad nauseam les mêmes erreurs et exigent du gouvernement du Québec un moratoire et contrôle serré de tout ce nouveau projet ainsi que le respect des principes de développement durable et de démocratie participative.
petition.garedetriage.qc.ca
(Source: Comité Citoyens-Gare de triage)