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1000 citoyens s’en mêlent

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Article mis en ligne le 25 octobre 2007 à 9:04
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Dossier de la gare de triage
1000 citoyens s’en mêlent
Alors que le comité de concertation de la Ville de Montréal a tenu sa première rencontre, le Comité Citoyens-Gare de triage brandit une pétition de plus d’un millier de signatures réclamant une bonification du projet d’aménagement du nouveau campus de l’Université de Montréal (UdeM). Le Comité Citoyens-Gare de triage exige aussi que le conseil de la Ville de Montréal ne procède à aucun changement de zonage pour le projet dans sa forme actuelle.
«Le projet de la gare de triage, c’est comme une ébauche. En plus, il est comme sur le "fast track" parce que la Ville de Montréal et le promoteur veulent le faire passer à tout prix», signale Stefan Plesczynski, membre du Comité Citoyens-Gare de triage.

Ce comité, qui a déposé un mémoire lors des consultations publiques de l’OCPM, demande quatre modifications au projet: un concours public d’aménagement du territoire ouvert aux experts indépendants, des études indépendantes sur le financement, la circulation et les impacts sur les quartiers adjacents, une densité réduite du développement et une gestion audacieuse de la circulation et une vraie concertation avec la population des quartiers concernés. «Si la Ville accepte le changement de zonage sans avoir modifié le projet, cela ouvre la porte pour que le promoteur décide de faire ce qu’il veut. Un projet de 1,2 milliard $ avec aucun plan de financement, c’est comme de donner carte blanche au promoteur», explique M. Plesczynski.

Le cinéaste de métier fait une analogie avec le tournage d’un film. «Pour avoir du succès, il faut planifier son projet avant de commencer. Le désastre nous attend quand on décide de trouver des solutions au fil du temps, surtout dans le cas d’une planification urbaine.»

Les membres du comité ont sollicité une rencontre avec André Lavallée, président du comité de concertation et responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal. Au moment de mettre sous presse, la rencontre n’avait pas eu lieu. «Le comité de concertation, c’est une parodie de l’esprit du rapport de l’OCPM. Ils font l’inverse, on se rencontre et on va vous en parler après. Le processus n’est pas transparent du tout.»

M. Plesczynski souligne que le Comité Citoyens-Gare de triage a demandé d’être en mesure de consulter les minutes de la rencontre du comité de concertation. «Nous attendons toujours la réponse. Les élus ont une responsabilité parce qu’ils ont chargé une commission d’écouter les citoyens et de déposer un rapport. Ils ont la responsabilité de le mettre en œuvre.»

La pétition est disponible en ligne sur le site Internet du Comité Citoyens-Gare de triage ou en version papier depuis le 14 août, en date du dépôt du rapport de l’office de consultation publique de Montréal (OCPM).
Comité de concertation
Le comité de concertation des abords du campus Outremont qui a été créé afin d’étudier les modifications à apporter au nouveau campus de l’UdeM sur le site de la gare de triage a tenu sa première rencontre.

André Lavallée, responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville, préside ce comité formé des maires des cinq arrondissements voisins du site de la gare de triage, soit Outremont, Plateau-Mont-Royal, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Rosemont-La Petite-Patrie, Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce ainsi que la mairesse de Ville de Mont-Royal. «Les démarches sont en cours pour préparer la réponse au rapport de l’OCPM», assure M. Lavallée.

Le président du comité de concertation précise qu’ils examinent principalement trois types de demande: la vocation des équipements situés dans le secteur Rockland, les impacts sur les secteurs limitrophes et la prolongation de la promenade verte jusqu’à l’avenue du Parc.

M. Lavallée entend présenter le rapport du comité de concertation «d’ici la fin de l’année ou au début de l’an prochain». «On pense que ce projet bonifié et amélioré constitue un apport important pour le quartier. Il y a des améliorations à apporter et c’est dans cet esprit que je travaille. On va travailler en étroite collaboration avec l’arrondissement d’Outremont parce que je ne peux pas me substituer aux élus», explique celui qui s’est entretenu la semaine dernière avec Marie Cinq-Mars, qui était alors mairesse suppléante.

«J’ai lu les recommandations et il est important que tout le monde fasse son devoir. Si je suis élue, je vais tout faire pour représenter les citoyens d’Outremont et faire en sorte que le projet se fasse. Il faut aménager en harmonie avec tous les citoyens de la Ville de Montréal ce trou de beigne situé dans le centre de la Ville».
Du côté de l’Université de Montréal
«Le dossier chemine, nous sommes en discussion avec la Ville de Montréal pour donner suite aux recommandations du rapport de l’OCPM», raconte Alexandre Chabot, vice-recteur adjoint à l’UdeM et responsable du dossier de l’aménagement du campus à Outremont.

Malgré le fait que l’UdeM ne siège pas sur le comité de concertation, M. Chabot assure que l’institution universitaire suit de près le dossier. «Nous ne sommes pas parties prenantes du comité, mais on y est associé. Nous ne sommes pas une instance décisionnelle dans le processus et il était souhaitable que la Ville décide de la structure, qui est fonctionnelle et viable.»

Dans les prochaines semaines, l’UdeM souhaite la conclusion des discussions relatives au financement du gouvernement fédéral et l’adoption du changement de zonage du site de la gare de triage. «Le dossier a été déposé à la Ville en juillet 2006. S’il est adopté en janvier 2008, cela fera 18 mois, une période relativement longue. Mais c’est pertinent que l’on ait pris le temps de s’assurer de la qualité du projet», estime M. Chabot.

(Photo: Archives)

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