La hausse de l’âge du consentement, une mesure paternaliste?
(Communiqué)Dans le cadre de son engagement énoncé dans le discours du Trône de s'attaquer au crime et de sa promesse de protéger les familles et les collectivités canadiennes contre les prédateurs sexuels, le gouvernement conservateur a déposé un projet de loi visant l'«âge de consentement», le faisant passer de 14 à 16 ans. L’«âge de consentement» est fixé par le droit pénal et définit l’âge auquel un adolescent a la capacité de consentir à une activité sexuelle. Toute activité sexuelle non consensuelle constitue une agression sexuelle, quel que soit l’âge.
Cependant, Nicolas Thibodeau, candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans le comté de Mont-Royal, s’interroge sur le véritable impact qu’aura ce projet de loi. «La hausse de l’âge du consentement s’apparente au paternalisme d’État et ressemble plus à une mesure anti-avortement, qui pourrait obliger les adolescents à révéler l’âge de leur partenaires. Normalement, dans le système judiciaire, on est innocent jusqu’à preuve du contraire, mais dans le projet de loi proposé par les conservateurs, l’adolescent va devoir prouver qu’il est innocent.»
Les militants du NPD au Québec ont formulé des craintes par rapport à la hausse de cet âge en adoptant une résolution en congrès, expliquant en outre que cette mesure criminaliserait la sexualité adolescente et pousserait ces jeunes vers la clandestinité avec des conséquences néfastes sur la santé publique. C’est pourquoi ils demandent à leur chef et aux députés siégeant en chambre de s’opposer à ce projet de loi. Les militants du NPD exigent la même chose dans trois autres circonscriptions au Canada, dont celles des députés néo-démocrates torontois Olivia Chow, également l’épouse du chef Jack Layton, et Peggy Nash. L’aile jeunesse ontarienne du parti réclame aussi l’opposition à ce projet.
<@Ri>(Source: Christel Marchand, agente de communication de Nicolas Thibodeau, Nouveau Parti démocratique)<@$p