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François Bissonnette Remax
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
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Les candidats Christine Hernandez et Marc Vanier Vincent demandent la démission du conseiller Claude Piquette

Article mis en ligne le 6 novembre 2007 à 14:43
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Les candidats Christine Hernandez et Marc Vanier Vincent demandent la démission du conseiller Claude Piquette
<@Ri>(Communiqué) À la lumière des révélations faites hier soir au conseil d’arrondissement par la citoyenne Annie Chélin dans le dossier du CCI (Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont) la candidate de Vision Montréal à la mairie d’arrondissement d’Outremont, Christine Hernandez, ainsi que le candidat de Vision Montréal dans le district de Robert-Bourassa, Marc Vanier Vincent, demandent la démission immédiate de Claude Piquette et la tenue d’une élection partielle dans le district Joseph-Beaubien.

«Je salue le sérieux travail de recherche d’Annie Chélin. Lors du conseil d’arrondissement hier soir, elle a révélé que M. Piquette a appuyé, le 6 décembre 2004, une résolution proposée par le maire de l’époque accordant à Dessau Soprin le contrat de construction et de gestion du CCI. Ce contrat comprenait les services de la compagnie d’assurance de services professionnels AON, dont monsieur Piquette est vice-président spécialisé dans les dossiers de construction (selon sa biographie officielle d’Union Montréal). À la lumière de ces révélations, nous demandons à monsieur Piquette de démissionner de son poste de conseiller d’arrondissement», de réclamer Mme Hernandez.

Mme Hernandez a tenu à souligner qu’en vertu de l’article 361 de la Loi sur les référendums et les élections dans les municipalités:

«Le membre du conseil d’une municipalité qui est présent à une séance au moment où doit être prise en considération une question dans laquelle il a directement ou indirectement un intérêt pécuniaire particulier doit divulguer la nature générale de cet intérêt avant le début des délibérations sur cette question et s’abstenir de participer à celles-ci et de voter ou de tenter d’influencer le vote sur cette question.»

Mme Hernandez a soutenu son argumentaire en insistant sur le fait que non seulement monsieur Piquette était au conseil et n’a pas déclaré son conflit d’intérêt, mais il a appuyé ladite motion du maire de l’époque. «Mme Cinq-Mars, aussi présente, aurait dû dénoncer la situation. Elle non plus n’a pas identifié le conflit d’intérêt potentiel.»

Quant à M. Vincent, coéquipier de Mme Hernandez dans le district de Robert-Bourassa, il a tenu à souligner que la Loi stipule également qu’ «un élu est inéligible à siéger s’il ne divulgue pas son intérêt dans une affaire dont il est saisi à titre de membre du conseil, ou qu’il ne s’abstienne pas de voter sur la question ou qu’il ne se retire pas du conseil à l’occasion du vote. À tout cela, M. Piquette n’a rien fait. Il n’a rien déclaré, il ne s’est pas abstenu et il ne s’est pas retiré. Il doit quitter son poste.»

Mme Hernandez qui est, dans sa vie professionnelle conseillère et formatrice en matière de questions de gouvernance, a également tenu à souligner que tous les membres du conseil de l’époque, y compris Mme Cinq-Mars, sont imputables pour ce conflit d’intérêt. «Quant un membre du conseil ne déclare pas son conflit, les autres membres du conseil sont tenus de le soulever. Personne ne l’a fait. Décidément, les conseillers de cette équipe ont manqué de vigilance. Cette révélation jette une ombre sérieuse sur la candidature de Marie Cinq-Mars, candidate d’Union Montréal à la mairie d’arrondissement.»

(Source: Vision Montréal)

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