Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
François Bissonnette Remax
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
Concours photos 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La peur d’avoir peur?

Article mis en ligne le 10 novembre 2007 à 8:05
Soyez le premier à commenter cet article
La peur d’avoir peur?
À Ottawa des malins conservateurs cherchent des votes québécois, alors ils vont admettre que l’on forme «une nation». Ensuite? Ils espèrent le vide, ils souhaitent le rien. L’immobilisme. Des bons chiens couchés qui rongent un petit os. Oh surprise! Pauline Marois, chef des péquistes, en bonne logique, propose une stimulante idée affirmant: «Quoi ?, si nous sommes une nation, nous avons le droit de nous comporter en nation.» Elle propose donc une constitution québécoise. Et pourquoi pas? Aussi, en proposition à débattre, à nuancer, le devoir de pouvoir s’exprimer en français pour nos «nouveaux venus» cela si l’on veut se présenter en élections à ce 84% de «parlant français ».

Ouille! Frissons de frayeur sur la peau des frileux! Voilà nos timides, nos poltrons, nos pleutres, nos couards qui grimpent dans leurs rideaux de colonisés! Ça braille, drapé dans le sinistre drapeau des timides: «Ça ne se fait pas? On n’a pas le droit? On n’a pas encore un vrai pays!» Et le reste des lamentations bien connues chez ces vieilles peaux, celles des dominés, des soumis.

Une pitié, une attitude de froussards. La même quand le jeune René Lévesque (1962) alla sur les "hustings" pour défendre le projet de la nationalisation de l’électricité. Souvenons-nous des pitoyables farouches adversaires de notre émancipation. Mais ce fut une élection victorieuse gagnée et le succès que l’on sait avec la naissance d’Hydro-Québec, fleuron économique désormais indiscuté et essentiel.

Se souvenir aussi des adversaires très énervés, colonisés et leurs assimilés, de la montée furibonde pour combattre la Loi 101 de Camille Laurin, loi si précieuse qui allait changer fondamentalement la donne: cette vieille sauce des émigrants captés par la minorité arrogante anglaise d’ici dans l’ancien temps. Le paysage francophone allait muer complètement. Ce fut là aussi les cris de stupeur des «chieux», avec les accusations de fascisme, etc. Une autre action aujourd’hui reconnue comme essentielle à notre collectif

épanouissement.

Il n’en va autrement pour ce projet de «Constitution québécoise», mieux que valable. Cette simple offre, à débattre (je le redis), ne retire aucun droit, à personne; alors ces énervements? Clair: Pour avoir le droit de voter et le droit de se présenter aux urnes publics, il faudrait pouvoir s’exprimer dans la langue de 84% de la population.

Rien de plus normal, non? C’est de la mauvaise foi chez les adversaires d’un Québec moderne que de crier au loup antidémocratique. Sinon, c’est un restant de notre vieil état, du vieux statut, de peuple colonisé par «les bons maîtres» de jadis, les Anglais.

J’ai lu souvent chez les adversaires de cette proposition Marois: «On n’est pas un pays encore, on ne peut donc pas!» Voilà exactement l’attitude prévisible de ceux qui attendent. Mais après quoi? On est un pays, allons! C’est évident, questionnez n’importe quel visiteur étranger, il le voit, il le constate. Allez faire un tour en Ontario, vous verrez vite: il y a deux pays. Peu importe le fait que notre pays soit encore parti prenant d’une fédération. Et même si nous votons de nouveau —à l’avenir— pour rester dans cette fédération, il y aura ce pays de Québec. Il faut jouer l’autruche imbécile pour nier la réalité.

La nervosité d’un Bernard Landry —pour ne pas parler des orthodoxes, à la Lysiane Gagnon, Alain Dubuc et André Pratte, d’un fédéralisme intégriste louche— fait voir un malheureux reste des séquelles d’avoir été si longtemps une nation empêchée, dominée, soumise, qui n’ose jamais se comporter comme une vraie nation. Stephen Harper n’aime certainement pas l’idée libératrice, «constitutionnelle», de Pauline Marois et on sait bien ses raisons. Il n’avait voulu que faire un petit cadeau vide. Le terme «nation», selon Harper, un hochet sans conséquences, il s’est fourré. Mais cette hargne, cette opposition «gnochonne» de la part de nos compatriotes? Bêtise!

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Est-il légitime pour les policiers d'adopter des moyens de pression?
  • Oui
  • Non

Liens