Monica Gavaris a remporté deux médailles au Championnat Pan-Am junior.
Une plongeuse de haut vol
Une plongeuse de Ville de Mont-Royal, Monica Gavaris, a raflé deux médailles, une d’or et l’autre d’argent, au Championnat Pan-Am junior qui s’est déroulé du 1er au 4 novembre à San Juan, Porto Rico. Entretien avec une jeune athlète passionnée qui caresse des rêves olympiques.
Âgée de 11 ans, Monica a raflé l’or au tremplin de cinq mètres et l’argent au tremplin d’un mètre dans la catégorie des 11 ans et moins. «La compétition s’est très bien passée», estime Monica.
Cette remarquable performance fait suite à la médaille d’or remportée au tremplin d’un mètre, à celle d’argent au 10 mètres et à une 4e place au trois mètres lors des Championnats canadiens juniors qui ont eu lieu en juillet dernier au parc Jean-Drapeau.
Le Championnat Pan-Am junior regroupait des athlètes provenant notamment des États-Unis, du Mexique, du Brésil et de Colombie. Monica a exécuté six plongeons pour chacun des tremplins. L’un de ses plongeons favoris? «Les plongeons retournés, c’est l’une de mes forces», révèle-t-elle.
Admirant les plongeons exécutés par sa sœur et son frère à la piscine municipale, Monica a fait part à sa mère de son désir de les imiter. Elle était alors trop jeune, n’étant âgée que de 5 ans. C’est l’année suivante qu’elle fait son entrée dans le monde du plongeon, à Ville de Mont-Royal d’abord et au club Camo ensuite.
Depuis l’âge de sept ans, elle plonge donc en compagnie des athlètes du club Camo. «J’adore le plongeon! Avant, j’avais peur des hauteurs, mais j’ai fait le tremplin de trois mètres et je n’ai plus peur. Mais le sept mètres me fait encore un peu peur quand je plonge de l’arrière parce que je ne vois pas l’eau», explique-t-elle.
Si elle a aussi pratiqué le karaté, la natation et le patinage artistique, elle s’estime comblée par le plongeon. Que retire-t-elle de la pratique de ce sport dans sa vie quotidienne? «Je suis plus confiante et quand je veux quelque chose, je sais que je dois travailler fort pour y arriver.»
Mordue de plongeon, Monica caresse le rêve de devenir une Olympienne. «J’aimerais participer aux Jeux olympiques, mais je sais que ça demande beaucoup de travail», avoue-t-elle.
Élève de 6e année à l’école Saint-Arsène, Monica fait partie d’un programme de sport-études. Discipline est le mot d’ordre de son emploi du temps. Elle fréquente les bancs d’école de 7h30 à 12h25 et prend ensuite le chemin du complexe Claude-Robillard de 13h15 à 15h15 tous les jours de la semaine. Et deux jours par semaine, elle s’entraîne aussi de 16h à 18h.
Au total, elle consacre quotidiennement 14 heures à l’entraînement. En plus des longues heures dédiées au plongeon, Monica a, entre autres, des cours de ballet, des exercices au sol, ou sur le trampoline et de la musculation. «Le vendredi, je suis quand même fatiguée!», indique la plongeuse en riant.
D’après Andrée Pouliot-Deschamps, l’entraîneuse de Monica, le nombre d’heures vouées à l’entraînement dépend du cheminement de l’athlète. «On augmente les heures quand ils ont, entre autres, la maturité et la discipline», dit-elle en précisant qu’à 18 ans une athlète consacre 25 à 30 heures à l’entraînement.
L’an prochain, Monica compte étudier au collège Regina Assumpta et devra s’entraîner 18 heures quotidiennement.
Son de cloche de l’entraîneuse
Entraînant Monica depuis quatre ans, Andrée Pouliot-Deschamps est à même de témoigner du développement et de l’assiduité de la plongeuse. «Monica a connu une très belle évolution, surtout au niveau des techniques de base. Depuis un an, elle fait de plus gros plongeons. L’an passé, elle a eu une période difficile, mais elle l’a bien surmontée et a été très persévérante», signale Mme Pouliot-Deschamps.
Quelles sont les forces de Monica comme plongeuse? «Elle est très persévérante, elle est très belle à voir, elle a une belle esthétique, elle est disciplinée et a une bonne concentration», énumère Mme Pouliot-Deschamps qui a dix autres athlètes sous sa houlette.
Monica a-t-elle l’étoffe d’une athlète olympique? «Si elle continue dans le même chemin, elle pourrait aller aux Jeux olympiques. Il faut être très disciplinée et garder sa passion. Plus on vieillit et plus c’est difficile parce qu’il y a de plus en plus de pression pour réussir», confie celle qui est entraîneuse depuis une décennie.
Des plongeurs étoiles à Montréal
Dans le cadre du Championnat international Camo invitation et des essais pour la Coupe du monde FINA 2008, Monica Gavaris et les meilleurs plongeurs juniors et seniors du Canada et de la planète seront à l’œuvre à Montréal. Du 6 au 9 décembre, le complexe sportif Claude-Robillard sera l’hôte de cette compétition relevée.
(Photo: Jacques Pharand)