Le Grand prix du livre pour un Outremontais
Professeur au département de philosophie à la retraite de l’Université du Québec à Montréal et membre de l’Académie des lettres du Québec, l’Outremontais Georges Leroux a reçu la semaine dernière les grands honneurs du Grand prix du livre de Montréal pour sa Partita pour Glenn Gould: Musique et forme de vie, un essai magistral sur un personnage tout aussi magistral de la musique au Canada.
«J’ai déjà beaucoup écrit sur lui, sur le génie, depuis au moins une vingtaine d’années, souligne M. Leroux. Cette fois-ci, j’ai voulu faire un livre d’esthétique musicale, une réflexion sur la beauté dans l’art.»
Georges Leroux a obtenu le Prix de la revue Études Françaises 2007 pour cet essai. Dirigée par des professeurs du département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, la revue accorde son prix annuel à un manuscrit commandé à un auteur qu’a sélectionné un jury et publie l’ouvrage aux Presses de l’Université de Montréal.
Le livre est divisé en une partita de sept pièces, comme les suites pour clavier de Jean-Sébastien Bach. «Gould était un spécialiste de Bach et de ses suites pour clavier. Chacune de ces parties sont des danses, des mouvements qui illustrent un aspect de Gould, son art», raconte l’Outremontais.
«Je ne m’attendais pas du tout à recevoir le Grand prix du livre de Montréal. Je pensais que c’était pour des romans ou de la poésie. Je pense qu’on a apprécié l’aspect éthique et la vie morale du personnage», raconte le professeur.
Le Prix de la revue Études Françaises 2007 était accompagné d’une bourse de 5 000$, celui du Grand prix du Livre de Montréal, 15 000$.
Avec l’argent, l’auteur souhaite créer une bourse pour les étudiants en philosophie de l’UQÀM.