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Un petit bout de femme au cœur d'or

par Audrey Bourget
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Article mis en ligne le 6 décembre 2007 à 10:00
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Un petit bout de femme au cœur d'or
(Photo: Éric Carrière)
Un petit bout de femme au cœur d'or
«Je suis un peu nerveuse. J’ai peur de voir de quoi j’aurai l’air tantôt», s'exclame Catherine Payette, 11 ans, qui s’apprête à faire couper 30 cm de sa longue chevelure blonde. Contrairement à bien des jeunes filles de son âge, l’élève de l’Académie Saint-Clément ne pose pas ce geste par coquetterie; elle souhaite offrir ses cheveux à un organisme qui confectionnera une perruque pour une personne atteinte du cancer.
En se réveillant jeudi matin, Catherine était prête. «Je me sentais bien parce que je trouve que c’est vraiment un bon acte que je fais.» Avant le premier coup de ciseau, elle précise qu’elle veut la même coupe que sa coiffeuse, Arlette Bilquin, qui la coiffe au salon Jean-Jacques Gauthier depuis qu’elle est toute petite. Les quelques personnes présentes dans le salon retiennent leur souffle pendant que Mme Bilquin coupe la queue de cheval de Catherine. La jeune fille, un peu incrédule, la tient entre ses mains. Elle n’a jamais eu les cheveux aussi courts.

Catherine regarde ses cheveux tomber sur le sol, inquiète. «Ça ne commence pas à être un tout petit peu trop court?», demande-t-elle faiblement.

«Je ne te reconnais plus», lui lance sa mère, Marie Castonguay. «Moi non plus», lui répond Catherine. Même si elle doit s’habituer à sa nouvelle tête, Catherine dit qu’elle ne regrette absolument pas son geste.

«Elle est très dévouée pour les autres, très déterminée et a beaucoup d’initiative», dit avec fierté sa maman. Elle ajoute que sa fille est très sensibilisée à la cause du cancer. Le projet d'offrir ses cheveux pour la confection d’une perruque a germé dans sa tête durant l’été.

Catherine avait auparavant travaillé sur un projet scolaire qui lui avait permis de rencontrer une survivante du cancer. Elle a été marquée par cette rencontre qu’elle qualifie de «signe d’espoir». Source d’inspiration, son directeur d’école, Sébastien Tardif s’est rasé la tête pour amasser des fonds pour Leucan. «Il y a aussi à mon école un garçon qui a eu le cancer, qui a dû arrêter et qui est parti», dit-elle.

Il y a quelques jours, elle a également participé à une course à relais dans le but d’amasser des sous pour la fondation Sarah Cook, qui fait de la recherche sur le cancer des enfants.

Catherine souhaiterait maintenant que d’autres élèves de son école fassent aussi don de leurs cheveux ou s’impliquent pour la cause. «Je suis très fière de toi», lui dit Mme Bilquin, qui lui offre la coupe, avant de la serrer dans ses bras.

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