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Un vent de changement?

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 6 décembre 2007 à 10:58
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Un vent de changement?
Christine Hernandez. (Photo: Courtoisie)
Un vent de changement?
Alors qu’Union Montréal, qui était alors l’Union des citoyens et des citoyennes de l’île de Montréal, s’était emparé de tous les sièges du conseil d’arrondissement lors des élections municipales de 2005, Vision Montréal entend ravir les deux postes en jeu aux élections partielles du 16 décembre. Christine Hernandez et Marc Vanier Vincent se présentent respectivement à la mairie d’arrondissement et au poste de conseillère du district Robert-Bourassa. Dernier portrait des candidats des trois partis se faisant la lutte à Outremont.
«J’ai fait mes classes en 2005, c’était comme un entraînement. En 2007, je vais à la mairie», souffle confiante la candidate qui s’était présentée en 2005 sous la bannière d’Oser Outremont. Résidant dans l’arrondissement depuis 1997, Mme Hernandez se définit d’abord comme une maman de deux enfants et les thématiques familiales occupent une place privilégiée dans ses préoccupations. «Mon premier titre, c’est que je suis mère. Ensuite, je suis citoyenne d’Outremont. Le palier municipal est l’implication politique la plus plausible pour la conciliation travail-famille», explique celle qui entend notamment offrir des espaces couverts dédiés aux activités des jeunes familles. Outre la famille, l’environnement, la gouvernance et le projet d’aménagement du campus d’Outremont sur le site de la gare de triage constituent les priorités de la candidate.

Observatrice fidèle de la scène politique outremontaise, Mme Hernandez a notamment cosigné un mémoire sur la gare de triage déposé à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), défendu en 2006 le point de service Outremont du CSSS de la Montagne, est membre fondateur de Culture Montréal et a défendu différentes causes, telles que l’aménagement de pistes cyclables et la baisse du forfait à la piscine John-F.-Kennedy. Pourquoi a-t-elle décidé en 2005 et maintenant en 2007 de faire le saut dans l’arène politique? «Jusqu’à nouvel ordre, l’implication politique est la meilleure façon de faire avancer les choses», exprime-t-elle.

Candidate pour Vision Montréal, Mme Hernandez était jusqu’à cet automne chef d’Oser Outremont, un parti chargé de donner une voix aux opposants de Stéphane Harbour, mais soutenant le maire Gérald Tremblay. Si elle s’affiche maintenant aux côtés du chef François Purcell, la candidate se défend bien d’être une girouette et évoque, entre autres, «l’arrogance d’Union Montréal» pour expliquer sa décision. «M. Tremblay a des problèmes de "leadership" et de clairvoyance et Union Montréal est incapable de déterminer son système de valeurs, alors celui de Vision Montréal est très proche du mien.»

Mme Hernandez souligne l’importance d’opérer une réforme du conseil d’arrondissement et des commissions consultatives. «Cet arrondissement n’a aucune règle de gouvernance. Tout ce fait derrière des portes closes. C’est le clientélisme qui caractérise le fonctionnement de l’arrondissement», souffle

La candidate fait du compostage, a fait le choix de vivre sans voiture depuis 10 ans et est, entre autres, membre d’Équiterre et de Transport 2000. «Le bilan environnemental d’Outremont est discutable. L’arrondissement se pète les bretelles avec son taux de recyclage. On est en retard et on envoie les gens à l’Éco-centre de Côte-des-Neiges. Cela n’a pas de bon sens pour les résidants qui n’ont pas d’auto.»
Marc Vanier Vincent
«On veut apporter une bonne discussion et une bonne opposition pour que les choses se discutent à fond et que le genre de conseil auquel on est habitué ne soit plus chorégraphié. Il y a des questions qui doivent aller plus loin. La période de questions doit devenir la période des réponses», indique Marc Vanier Vincent.

M. Vanier Vincent est candidat au poste de conseiller du district Robert-Bourassa. Enseignant en arts plastiques à l’école FACE et observateur de la politique municipale, M. Vanier Vincent s’était présenté au poste de conseiller pour Vision Montréal aux élections de 2005. «Aller dans la mécanique d’une élection, c’est assez particulier. On finit par regarder l’arrondissement pas seulement pour les beaux côtés. On n’est plus seulement la personne qui se déplace dans la rue, mais aussi la personne concernée par les problèmes», raconte le candidat qui a constaté lors de son porte-à-porte que les résidants étaient notamment préoccupés par les problèmes de circulation et par la sécurité.

Il estime que sa collaboration avec Mme Hernandez s’est faite de façon «naturelle». «Mme Hernandez, moi-même et plusieurs autres nous sommes très actifs à Outremont. On discutait fréquemment dans les coulisses du conseil. C’est là qu’a débuté une association informelle entre Mme Hernandez et moi.»

Selon M. Vanier Vincent, les Outremontais sont prêts pour «un vent de changement» et le candidat entend mettre en œuvre de saines pratiques de gestion et favoriser l’ouverture et la transparence. «Ce n’est pas un mandat très "glamour" parce qu’on va tenter de redresser la situation financière à Outremont et on va s’assurer que les recommandations de l’OCPM soient respectées le plus possible dans le dossier de la gare de triage.»

(Photo: Courtoisie)

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