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Une vie à apprendre

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 31 janvier 2008 à 15:52
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Une vie à apprendre
Le Centre François-Michelle a commémoré lundi son 50e anniversaire d’existence en présence des élèves du secondaire. (Photo: Éric Carrière)
Une vie à apprendre
C’est au rythme de la chanson La fête de Michel Fugain que le Centre François-Michelle a dévoilé lundi une bannière extérieure commémorant sa 50e année d’existence. Petite école deviendra grande!
«Notre 50e anniversaire démontre que nous avons développé une expertise particulière. Notre mission, c’est d’amener les jeunes vers l’autonomie. Tant au niveau social, professionnel que scolaire. On veut qu’ils puissent être en mesure de donner tout ce qu’ils ont à donner», explique Danielle Sormany, directrice du Centre François-Michelle.

Près de 300 jeunes âgés de 4 à 21 ans présentant une déficience intellectuelle légère et des troubles associés (au niveau du langage, de la motricité ou du comportement) fréquentent l’un des établissements du Centre.

L’école primaire située dans l’arrondissement Ahuntsic accueille 140 élèves âgés de 4 à 12 ans, alors que les jeunes de 13 à 16 ans usent leur fond de culotte à l’établissement secondaire outremontais de l’avenue Durocher. Le Parcours de formation axé sur l’emploi pour les élèves de 16 à 21 ans s’y déroule aussi.

Trois élèves figurent sur la bannière accrochée à la façade extérieure de l’école de l’avenue Durocher. L’un d’eux, Michée Dumond, fait en quelque sorte figure de porte-parole pour le 50e anniversaire.

Âgé de 21 ans, il a fait son entrée au Centre alors qu’il n’était âgé que de quatre ans. «C’est une école où on partage notre cœur. Il y a toujours des gens qui veulent devenir ton ami. Quand il y a quelque chose qui ne va pas, il y a toujours quelqu’un pour nous écouter. L’école m’a fait grandir», indique celui qui a apprécié, entre autres, de brûler les planches dans la comédie musicale Grease.

Preuve de son attachement au Centre François-Michelle, Michée a écrit une lettre destinée aux élèves et au personnel. «Je voulais laisser un petit mot, ne pas partir sans rien laisser. C’était un mot pour donner un exemple et dire aux autres de ne pas lâcher malgré les hauts et les bas.»

Outre sa mission éducative, le Centre est aussi un lieu privilégié pour forger de grandes amitiés. «On essaie de créer des réseaux d’amis parce que c’est très important pour eux de développer ce type de réseau», estime Mme Sormany.

Intervenante depuis plus d’une décennie au Centre François-Michelle, Diane Lessard, considère que l’établissement est au cœur des besoins des jeunes. «Le Centre humanise. C’est un endroit encore plus chaleureux qu’une école régulière parce que les jeunes ont besoin des adultes. Il est toujours en évolution en ce qui a trait au développement des jeunes. Ils ont besoin d’être stimulés et le personnel essaie d’être toujours à leur écoute.»
Accompagner les jeunes et les parents
«C’est un deuil pour les parents d’avoir un enfant ayant certaines limites. On les accompagne là-dedans. On veut leur faire voir leur jeune avec ses forces et ses capacités plutôt que dans seulement dans ses limites», renchérit-elle.
Si lors de sa mise sur pied, le Centre François-Michelle recevait une poignée de jeunes d’âge primaire, une douzaine de commissions scolaires référent maintenant des élèves.

Avant de s’élancer dans le monde des adultes, le programme Parcours de formation axé sur l’emploi autorisé par le ministère de l’Éducation, les prépare notamment à vivre l’expérience de stages. «On les prépare au marché du travail et on détecte leurs intérêts et leurs forces. On travaille les compétences qu’ils ont besoin de développer», mentionne Mme Sormany.

Le secteur des services, tels que des postes d’aide-cuisinier ou d’employés d’animalerie, est particulièrement ouvert aux jeunes de ce programme d’intégration professionnelle.

Si le dévoilement de la bannière représente le volet festif du 50e anniversaire, le Centre organise en octobre un colloque scientifique voué aux troubles associés. « Nous voulons partager notre expertise et nous enrichir de celle des autres», confie la directrice.

(Photo: Éric Carrière)

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