Martine Savard à GAO
Jusqu’au 2 mars à la Galerie d’art d’Outremont (GAO) (41, avenue Saint-Just), Martine Savard propose aux Outremontais son exposition Et pourtant dans le monde, il y a…la grimace impolie et c’est le problème.
Enracinée à Matagami dès l’âge de sept ans, Martine Savard retient de ce coin de pays les grandes étendues vastes et plates. Les relations humaines liées au cœur des villes mono-industrielles environnées de nature sauvage y prennent un caractère surréaliste. La présence amérindienne insuffle également une intensité dans cette impression de décalage d’une société occidentale qui peine à s’implanter définitivement.
C’est sans doute cette étonnante chimie que colportent les images fascinantes de Martine Savard. Les grands tableaux de quatre pieds par quatre pieds arborent des contrastes de couleurs intenses. Les fonds unis sont comme de grands paysages sans frontières. Les personnages mi-animaux, mi-humains, peints en aplats sans grands détails, sont énigmatiques. Leurs gestuelles au bord de la violence résonnent en nous, et le titre, une phrase choc, renverse notre première impression.
Tous les tableaux de l’exposition Et pourtant dans le monde, il y a…la grimace impolie et c’est le problème s’inspirent de réponses reçues à la suite d’un concours d’art postal organisé en Abitibi-Témiscamingue auprès d’environ 70 personnes. Un certain nombre d’entre elles ont répondu à l’appel. La plupart des réponses illustrées qu’elles nous ont envoyées sont étonnantes et traduisent des sentiments très profonds.
Détentrice d’une maîtrise en arts visuels, Martine Savard vit maintenant à Rouyn-Noranda où elle se consacre entièrement à sa peinture.
(Source: Laurent Bouchard)