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Éloge de la féminité à tout âge

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Article mis en ligne le 13 février 2008 à 18:00
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M.Body.7, présenté à la Place des Arts (175, rue Sainte-Catherine Ouest) les 28 février et 1er mars, réunit sept danseuses de 11 à 72 ans et comprend trois œuvres, le tout sous l’aile de la danseuse et chorégraphe dont la réputation n’est plus à faire, Margie Gillis.(Michael Slobodian)">Éloge de la féminité à tout âge
M.Body.7, présenté à la Place des Arts (175, rue Sainte-Catherine Ouest) les 28 février et 1er mars, réunit sept danseuses de 11 à 72 ans et comprend trois œuvres, le tout sous l’aile de la danseuse et chorégraphe dont la réputation n’est plus à faire, Margie Gillis.(Michael Slobodian)
Éloge de la féminité à tout âge
Mère et fille sur la même scène, c’est déjà assez particulier. Quand c’est Anik Bissonnette et sa fille Sandrine, dans une chorégraphie de Margie Gillis, c’est un événement singulier qu’il ne faut absolument pas manquer!
«M.Body.7C’est vraiment unique! Les gens qui aiment Margie Gillis vont la retrouver à travers ce spectacle. Toutefois, on la connait surtout comme interprète alors que là, elle est chorégraphe. Ça lui ressemble, mais en même temps c’est si différent parce que nous sommes sept danseuses différentes qui dansent ensemble», souligne l’Outremontaise Anik Bissonnette, ex-première danseuse des Grands Ballets Canadiens.

«Ce n’est pas un ballet ou de la danse contemporaine, c’est différent, c’est une autre danse complètement», renchérit sa fille de 11 ans, Sandrine Bissonnette-Robitaille, qui a fait partie quelques fois de la distribution de Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens.

M.Body.7 est présenté en première mondiale dans le cadre du Festival Montréal en Lumière à la Place des Arts (175, rue Sainte-Catherine Ouest) les 28 février et 1er mars et réunit sept danseuses de 11 à 72 ans. La soirée, qui comporte trois œuvres, s’ouvrira sur un solo interprété par Holly Bright, qui s’appelle At the Hem of my Northern Coastal Clouds. La performance se fera sur le deuxième mouvement du Concerto pour piano et orchestre en sol de Ravel, dans un arrangement d’Herbie Hancock, ancien pianiste de Miles Davis qui a remporté la semaine dernière le Grammy de l’album de l’année pour son disque-hommage à Joni Mitchell, en plus de rafler le prix du meilleur album jazz contemporain.

Ensuite, Margie Gillis montera sur scène pour offrir un solo inédit, permettant ainsi d’apprécier la danseuse et chorégraphe au sommet de son art, après 35 ans de carrière.Viendra ensuite le tableau Ici, crée par Margie Gillis. Sur des musiques allant de Bach à K.D. Lang, la pièce se penchera sur les thèmes de l’identité et la collectivité en soulignant les conflits entre la société et l’individualité.

«Je pense que Margie a observé tous les moments de la vie d’une femme. Peut-être sommes-nous toutes Margie Gillis, s’avance Mme Bissonnette. Ce que je sais, c’est qu’elle nous a donné beaucoup de liberté, c’était à chacune de nous de s’approprier notre solo. Elle est venue me chercher, elle a fait sortir en moi des choses que j’avais gardées enfouies.»

Pour la danseuse de formation plus classique, c’était tout un défi! «C’est quelque chose que je n’avais jamais fait. C’est de l’improvisation structurée. Quand j’ai quitté les Grands Ballets Canadiens l’an dernier et que j’ai été répété avec Margie pour la première fois en août, seule avec elle et ensuite avec les autres, tout le long je me disais "wow! C’est exactement ça que je veux faire!"», ajoute l’artiste.

Pour Sandrine, c’est intéressant de faire un spectacle avec sa maman, bien que les deux n’aient pas d’interaction directe sur scène. La jeune fille, qui s’entraine trois heures par jour, en plus d’aller à l’école, ne souhaite toutefois pas suivre les traces de sa célèbre mère. «La danse n’est pas juste un loisir, j’aime ça parce que ça m’apprend la discipline et me permet de connaître plus de choses», dit celle s’intéresse à l’art sous plusieurs formes, de la peinture à la musique.

Les deux Outremontaises se rendront plus tard avec la troupe au printemps au Vancouver International Dance Festival, avec une possibilité de tournée. Une grosse année en perspective pour une maman qui porte maintenant qui porte maintenant les chapeaux de directrice artistique du Festival des Arts de Saint-Sauveur et présidente du Regroupement québécois de la danse, en plus de plancher sur un projet avec l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal et une jeune fille qui doit allier danse et école!

M.Body.7

Présenté dans le cadre de Montréal en Lumière

Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts

Vendredi 29 février et samedi 1er mars à 20h

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