L’artiste Thomas Bramhill fait surtout des portraits. Ce qu’il nous présente toutefois à la bibliothèque Reginald-J.-P.-Dawson (1967, Graham) est un voyage dans le monde du paysage, une visite magnifique, fortement inspirée du courant impressionniste. À voir jusqu’à la fin du mois.
«Je me suis rendu à Gatineau où j’ai peint des paysages, un travail que j’ai beaucoup aimé», signifie le résidant de Mont-Royal et portraitiste de renommée internationale. «Pour être un bon portraitiste, il faut être un bon peintre en général», croit celui qui est artiste à temps plein depuis 15 ans, après une carrière comme consultant en publicité, «un travail tout de même relié à l’image», justifiant du même coup cette première incursion lumineuse et colorée du côté des paysages.
Influencé par les Van Gogh, Pissaro et Sisley, l’artiste qui grandit dans Notre-Dame-de-Grâce et a vécu notamment en Ontario croit que son exposition ravira ses nouveaux concitoyens parce que c’est «expressif et ça fait sourire les gens. C’est comme un billet pour ailleurs.» Dans les présentoirs, en plus du mur d’art, l’artiste propose une sélection de quatre portraits. Deux sont des portraits de sa femme et de lui-même et les deux autres sont des portraits inspirés par l’impressionnisme, dont un autoportrait.
«On fait un portrait pour honorer quelqu’un ou parce qu’on ne sait jamais vraiment ce dont on a l’air. Une caméra ne peut jamais vraiment saisir complètement qui l’on est, notre essence.[ …] Une photo ne capte pas le caractère alors qu’un portrait est aussi une interprétation de la personne», raconte le passionné, à l’aube d’une exposition de ses portraits à la galerie Klimantiris (742, boulevard Décarie), «probablement en mars.»
Il est possible de se faire «arranger le portrait» (!) par M. Bramhill, en le contactant directement au (514) 731-9181. Il est aussi possible de visiter son blogue pour observer un échantillonnage du travail de l’artiste en visitant le
www.thomasbramhill.blogspot.com.