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François Bissonnette Remax
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
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Les nouveaux comités consultatifs dans leur forme actuelle sont à abolir

Article mis en ligne le 28 février 2008 à 12:53
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Les nouveaux comités consultatifs dans leur forme actuelle sont à abolir
Les citoyens présents à la séance spéciale du conseil d’arrondissement du 18 février ont appris que, dorénavant, les «commissions consultatives» seront appelées «comités consultatifs». Étonnés par cette nouvelle dénomination qui ne change rien quant à leur fonctionnement, des citoyens ont posé des questions à Marie Cinq-Mars. C’est dans le dernier numéro de l’Express d’Outremont et par la voix d’Alain Tittley, chef de division aux communications de l’arrondissement, qu’ils ont obtenu des réponses. M. Tittley nous apprend que «le changement de nom des commissions consultatives en comités consultatifs constitue une recommandation formulée par la Direction du contentieux de la Ville de Montréal». Pourquoi Mme Cinq-Mars ne l’a-t-elle pas dit en séance publique?

M. Tittley, s'appuyant sur la vérification faite par Me Paquet, greffière de l’arrondissement, ajoute un peu plus loin: «puisqu’il existe déjà des commissions à la Ville de Montréal, le Contentieux a plutôt suggéré d’utiliser le mot comité afin d’éviter toute confusion avec les Commissions de la Ville». Le Contentieux doit porter des oeillères, car leur recommandation introduit une confusion monumentale, à l’échelle de l’arrondissement cette fois, entre les nouveaux comités consultatifs et le comité consultatif d’urbanisme. Comment se fait-il que les élus d’Outremont n’aient pas relevé que pour résoudre un problème, point n’est besoin d’en créer un autre! D’autant plus que les nouveaux comités consultatifs et le comité consultatif d’urbanisme ont des statuts bien différents. Les nouveaux comités consultatifs sont assujettis à la Loi sur les Cités et Villes alors que le comité consultatif d’urbanisme doit depuis longtemps son cadre légal et son cadre réglementaire à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Avec des dénominations similaires, les citoyens vont s’y perdre et accorder aux nouveaux comités consultatifs une importance et un statut qu’ils n’ont pas. Entre autres, il n’y a aucun professionnalisme à attendre dans ces nouveaux comités consultatifs.

Le problème de ces nouveaux comités consultatifs va bien au-delà de leurs noms et de la confusion qu’ils engendrent. Il suffit de lire les Règles de régie interne et les Règles d’éthique professionnelle adoptées par le conseil, le 18 février, pour se rendre compte du contrôle politique démesuré qui s’exerce dans ces comités. L’article 15 des Règles d’éthique professionnelle qui va jusqu’à retirer tout crédit à un membre qui a une bonne idée en est un bel exemple!

Sous l’administration Harbour/Cinq-Mars, ces commissions-comités ont déjà démontré leur impossibilité à exercer leur sens critique et leur incapacité à prendre des positions indépendantes du parti unique au pouvoir à Outremont. Qu’elles siègent à huis clos ouvre la porte à toutes les manœuvres. Si les commissions-comités avaient joué leur rôle, le projet du Centre communautaire ne serait pas tombé dans la gabegie que l'on sait.

Mme Cinq-Mars, actuellement présidente de la Commission sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie à la Ville de Montréal avait, de par son poste, une excellente occasion d’être au fait de la Politique de consultation et de participation publiques de la Ville de Montréal qui s’appuie sur un incontournable de la démocratie: le caractère public de la consultation citoyenne.

Mme Cinq-Mars avait accès aux ressources nécessaires pour adapter cette Politique à Outremont et mettre en place des instances consultatives exemplaires à l’échelle de l’arrondissement. Elle a plutôt choisi de reproduire les commissions du régime Harbour en changeant superficiellement -et mal à propos- leur dénomination. En érigeant le huis clos en règle de gouvernance, il est dommage que Mme Cinq-Mars reste fidèle à la culture Harbour et reconduise Outremont dans une similidémocratie.



Annie Chélin, résidante d’Outremont

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