Crisette à la commission de l’environnement
J’ai participé aux réunions de la commission de l’environnement depuis la formation de cet organisme, soit depuis cinq ans. Comme bénévole. J’y ai exercé une présence active, posant des questions et faisant des suggestions. En tout temps, j’ai été respectueux des personnes assurant la présidence des réunions de même que des différents intervenants lors des discussions.
Lors d’une réunion en décembre dernier, présidée par Ana Nunes, conseillère à l’arrondissement d’Outremont, lors de l’approbation de l’ordre du jour, j’ai fait la demande qu’un certain sujet soit mis à l’ordre du jour. Immédiatement la présidente a commencé à argumenter. Je lui ai demandé d’attendre pour faire la discussion vu qu’elle devrait avoir lieu plus tard si on respectait l’ordre du jour. Le sujet était le suivant : produire un bilan financier relatif aux cinq ans de la commission de l’environnement.
Plus tard au cours de la réunion, quand on est arrivé à ce point de l’ordre du jour, Mme Nunes s’est rapidement échauffée. Elle a dit qu’on n’avait pas à discuter de ça. Poliment, je lui ai indiqué qu’il s’agissait d’une demande légitime. Mme Nunes s’est alors mise à cogner sur la table et à parler fort. Je me serais cru dans une garderie quand la responsable veut calmer les enfants. Jugeant intolérable le comportement de Mme Nunes, un membre de la commission, présent assidûment aux réunions depuis cinq ans, s’est levé sans dire un mot et a quitté l’assemblée.
J’ai moi-même été tenté de quitter la réunion devant tant d’inconvenance de la part de la présidente d’assemblée. Mais j’ai décidé de rester en espérant qu’elle reprendrait son calme. Ça s’est graduellement amélioré. J’ai alors demandé à Mme Nunes de soumettre le bien-fondé de ma question aux personnes autour de la table et que je me rallierais à leur décision. La dizaine de membres bénévoles ont donné leur avis et tous l’ont fait d’une façon calme et tout à fait polie à mon égard. La plupart ont indiqué qu’ils venaient à cette commission pour discuter de sujets précis, notamment les pistes cyclables et le recyclage, et qu’ils ne voyaient pas d’intérêt à parler des finances reliées à la commission. Même si mon point de vue était différent du leur, j’ai apprécié leurs réponses respectueuses et, tel que je l’avais promis, j’ai abandonné ma demande. J’ai ensuite quitté la salle sans dire un mot.
Je trouve fort regrettable le comportement de Mme Nunes. Je comprends que le sujet des finances publiques, telles que gérées par son groupe, soit un sujet sensible pour elle. Cependant à l’avenir elle aurait avantage à garder son sang-froid. Mme Nunes a le sourire facile, mais le sourire ne suffit pas. Quand on préside une assemblée, il faut respecter tous les points de vue qui sont émis, même si on ne les partage pas. Et quand on est payé, il faut respecter les personnes qui travaillent bénévolement.
Léon Gagnon, membre de la commission de l’environnement