Pourquoi je crois encore
Timide réplique à Claude Jasmin
Si je crois encore, c’est peut-être que j’ai hérité de la foi de mes pères; c’est peut-être aussi que je vais encore à l’église; là où je vais le matin, on lit les Écritures et on prie. On lit les Écritures, Ancien et Nouveau Testaments; le Nouveau, je le connaissais: à l’école, en 6e année, notre devoir de religion et de français, le vendredi, était une composition sur l’Évangile du dimanche suivant! Je crois que c’était aussi beau que le sermon du Curé!
Ce que j’apprécie le mieux, présentement, c’est la lecture de l’Ancien Testament, avec un bref commentaire du président d’assemblée. Ensuite, on prie! Là où je vais, le rythme de la messe permet un temps de réflexion. Ce matin, le Célébrant nous disait que la vie est un chemin, qu’elle est un pèlerinage. Qui rencontrerai-je aujourd’hui? Des rencontres prévues, mais aussi des rencontres imprévues et peut-être quelque peu déroutantes!
Et puis, on chante! Chacun y va de tout son cœur, même de sa petite voix! Les Psaumes sont d’une grande beauté; ils sont très étonnants! Qui croirait qu’on peut se plaindre devant Dieu? Eh bien, c’est le cas. Il y a aussi des Psaumes de louange, d’imploration. Tous les sentiments y passent!
Aussi, on fleurit les autels! On aime que l’église soit belle, qu’elle soit propre, qu’elle soit parée!
Ensuite, on repart tout ragaillardi! «Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui». (Proverbe chinois).
Hélène Paré, résidante d’Outremont