L’Université de Montréal souhaite aménager un pavillon des sciences sur le site de la gare de triage d’Outremont d’ici quatre ans.
(Photo: Courtoisie)
UdeM: construire l’avenir
L’Université de Montréal (UdeM) est engagée dans l’élaboration de son plan directeur des espaces visant à planifier son développement immobilier pour la dizaine d’années à venir. L’aménagement d’un pavillon des sciences sur le site de la gare de triage d’Outremont figure parmi ses priorités.
«Nous ne remettons pas en question la localisation d’un pavillon des sciences sur le site d’Outremont. Nous souhaitons que d’ici quatre ans il soit aménagé à Outremont», indique Pierre Simonet, vice-recteur planification et président du comité chargé de mettre sur pied le plan directeur des espaces.
Datant de 1995, le dernier plan avait été adopté avant la création de l’arrondissement historique et naturel du mont Royal en 2005. L’élaboration du nouveau plan a été confiée à un comité formé de 16 membres de la communauté universitaire.
Un pavillon des sciences sur la montagne?
D’après le président du comité, le déficit d’espaces de l’UdeM est de 50 000 m2 nets. «Devant cette pénurie d’espaces, l’institution se devait de penser son développement sur deux sites, soit celui de la montagne et celui d’Outremont. Il nous faut prendre en considération ces deux sites. Nous avons l’obligation de penser l’Université dans 25 ans, de penser l’avenir. L’Université avait l’obligation de se doter d’une réserve foncière pour permettre son développement», signale M. Simonet.
Le comité chargé du plan directeur entend aménager un pavillon des sciences regroupant six départements sur le site de la gare de triage afin de libérer des locaux sur le campus actuel pour d’autres facultés. «Ces six départements sont actuellement dispersés sur le campus de la montagne. En les regroupant à Outremont, nous pourrons générer plus de synergie.»
Le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM) souhaite la construction d’un pavillon des sciences à proximité du pavillon Lassonde appartenant à l’École Polytechnique et l’aménagement de l’ancien couvent des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie situé au 1420 Mont-Royal. «Le Syndicat des professeurs préconise une approche qui ne tient pas compte de la réalité du classement historique du mont Royal. Un nouveau pavillon à côté du Lassonde ne peut pas être construit. L’histoire n’est plus la même, il y a des contraintes qui n’existaient pas en 1995», mentionne M. Simonet en précisant que le potentiel de construction sur le seul terrain disponible près du pavillon Lassonde est de 10 000 m2 nets.
Pour M. Simonet, la mise en vente du 1420 Mont-Royal n’est pas remise en question. «Le Syndicat surestime le potentiel du pavillon du 1420 Mont-Royal. Pour eux la superficie est d’environ 34 000 m2, alors qu’elle est plutôt de 21 700 m2. En plus, il n’est pas conçu pour des activités de sciences.»
Comité de concertation
Selon François Goneau, chargé de communications à la Ville de Montréal, le comité de concertation des abords du campus Outremont devrait se réunir à nouveau en avril. Il est présidé par André Lavallée et formé des maires des cinq arrondissements voisins de la gare de triage et de la mairesse de Ville de Mont-Royal.
Trois études portant sur la vision économique du campus et de ses abords, l’impact résidentiel du projet sur les secteurs adjacents et la démobilisation de la voie ferrée ont déjà été complétées. Celles sur la gestion des déplacements et de faisabilité technique et financière du projet devraient être remises sous peu.
Plan directeur des espaces
Processus de planification réalisé tous les 10 ou 15 ans, le plan directeur des espaces établi le développement immobilier de l’institution universitaire en fonction de ses besoins en espaces. Trois phases conduisent à sa création. La phase A complété en avril dernier a permis d’établir le portrait des besoins de l’Université, alors que la phase B terminée en décembre a exploré des hypothèses de redéploiement des activités sur le site actuel et sur celui de la gare de triage d’Outremont.
Si 19 mémoires ont été présentés par la communauté universitaire pendant la première étape, 29 ont été déposés dans la deuxième. Le comité chargé de la création du plan exposera une proposition finale. «Nous aimerions que toute cette opération soit terminée en juin», explique M. Simonet.
(Photo: Courtoisie)