L’arrondissement d’Outremont souhaite revitaliser l’avenue Van Horne avec l’aide des gens d’affaires du secteur.
(Photo: Éric Carrière)
Un nouveau souffle pour Van Horne?
«L’arrondissement saute sur l’opportunité de faire partie d’un projet de revitalisation. La seule condition, c’est la formation d’un regroupement de gens d’affaires. Nous, on n’a pas nécessairement les moyens de vous aider. L’avenue Van Horne en a fortement besoin et on a besoin de vous et de travailler ensemble», a lancé Marie Cinq-Mars, mairesse d’Outremont, au début d’une rencontre de gens d’affaires visant à revitaliser l’avenue Van Horne.
Des représentants de la Ville de Montréal et de l’arrondissement Outremont, le président du CLD Les 3 Monts, Guy Bazinet, et une représentante de l’agence Convercité, Marie-Sophie Couture, ont proposé le 16 avril à une quarantaine de gens d’affaires et de propriétaires immobiliers de l’avenue Van Horne de présenter leur candidature au programme de subvention à la rénovation de bâtiments commerciaux (PRAM).
«Vous connaissez votre clientèle, vous savez à qui vous avez affaire et en plus comme Van Horne est une artère, vous avez une clientèle de transit. Vous avez l’opportunité de créer un "branding"ou une image qui va faire en sorte que vous allez non seulement attirer les gens du local, mais aussi la clientèle de transit qui circule sur Van Horne pour aller au travail. […] Van Horne a besoin d’avoir sa propre vision et c’est vous qui savez où vous voulez l’amener», a fait valoir Pierre Winner, directeur de l’arrondissement.
Afin de profiter du PRAM, les gens d’affaires doivent se regrouper et déposer leur dossier de candidature le 27 mai. Convercité, un organisme à but non lucratif dédié au développement des milieux urbains, est chargé de l’élaboration d’un plan d’action pour la revitalisation de l’avenue Van Horne. «Il faut décider collectivement de quoi on veut avoir l’air. […] et il faut s’assurer qu’il y aura une signature sur Van Horne que l’on ne retrouvera pas sur Laurier ou sur Bernard. […] Il faut se mettre d’accord sur les priorités et les enjeux et décider de notre vision pour les 10, 15 et 30 prochaines années», a expliqué Mme Couture, responsable des dossiers de planification urbaine pour Convercité.
Aide à la rénovation
En juin, 13 artères commerciales seront choisies afin de prendre part au PRAM. En prenant part à ce programme, les commerçants et propriétaires d’immeubles des artères sélectionnées bénéficieront d’un soutien financier allant jusqu’à 4 000$ par projet de rénovation. Ce montant permettra de couvrir une partie des honoraires professionnels en design d’aménagement des locaux et bâtiments commerciaux puisque les travaux devront être réalisés en compagnie d’un professionnel en design de commerce. Le PRAM couvre les travaux de rénovation des bâtiments commerciaux tels que la transformation de façade ou la rénovation intérieure. La subvention peut atteindre le tiers du coût des travaux admissibles pour un maximum de 33 000$.
En vertu du PRAM, les regroupements de gens d’affaires des artères sélectionnées travailleront de concert avec les arrondissements afin d’élaborer un plan directeur. Les commerçants et propriétaires d’immeubles auront ensuite 12 mois pour soumettre leur demande de subvention et deux ans pour exécuter les travaux.
Un secteur en développement
«Il ne faut pas oublier que nous sommes dans le secteur du projet de la gare de triage. Dans ce contexte, l’administration municipale favorise grandement la convergence des actions publiques. On préfère toujours intervenir dans des secteurs où il y aura de l’argent investi pour faire en sorte que les retombées rejaillissent davantage sur la communauté», a mentionné Michel Valade, conseiller à la Division du développement économique de la Ville de Montréal.
Pour Claude Piquette, conseiller du district Joseph-Beaubien, l’une des forces de l’avenue Van Horne est la mixité entre les secteurs résidentiels et commerciaux. «La journée où l’avenue Van Horne aura une identité, tout le monde, incluant la Ville, voudra investir là», a-t-il soutenu.
À la fin de la séance, près d’une vingtaine de gens d’affaires ont fait part de leur désir de travailler à la mobilisation des commerçants et des propriétaires immobiliers. Prochaine rencontre? Le 30 avril.
(Photo: Éric Carrière)