Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Express d'Outremont & de Mont-Royal
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un voyage dans l’enfance

par Audrey Bourget
Voir tous les articles de Audrey Bourget
Article mis en ligne le 3 mai 2008 à 15:57
Réagissez à cet article
Un voyage dans l’enfance
Marie-Louise Gay et David Homel ont coécrit Saucisson d’âne et bave d’escargot, un roman jeunesse qui fera aussi sourire les adultes. (Photo : Éric Carrière)
Un voyage dans l’enfance
:«Toutes les aventures sont vraies, mais nous sommes des écrivains alors on peut se permettre de prendre une aventure ordinaire et de la rendre extraordinaire», admet Marie-Louise Gay, illustratrice et coauteure avec son mari, David Homel, du roman jeunesse Saucisson d’âne et bave d’escargot.
La ressemblance est frappante. Le père auteur, la mère auteure-illustratrice et leurs deux garçons, qui quittent Montréal pour un petit village français. Même le chat existe en chair (surtout) et en os. Pour M. Homel, Saucisson d’âne et bave d’escargot est un voyage dans l’enfance des écrivains, mais aussi celle de leurs garçons avec qui ils ont beaucoup voyagé. Des souvenirs de ces voyages sont parsemés dans la maison du couple à Outremont, où se situe aussi l’atelier de Mme Gay dont les murs sont tapissés d’illustrations pour son prochain projet. Publié dans sa version originale anglaise chez Groundwood Books, la traduction française pour Boréal est de Michèle Marineau, également outremontaise.

Leur précédent livre, Voyages avec mes parents, suivait la même famille dans un voyage à travers l’Amérique. Dans Saucisson d’âne et bave d’escargot, les enfants sont maintenant âgés d’environ 8 et 11 ans, ce qui permet d’aborder des sujets plus complexes au point de vue culturel comme la religion ou les difficultés qu’éprouvent les immigrants à se trouver un emploi en France. «On ne souligne pas ça, mais on le met dans l’histoire comme un fait de la vie. Il ne faut pas que ça devienne le sujet du livre. On ne fait pas un livre sur les enfants de différentes races qui s’entendent bien», s’exclame Mme Gay. «Oui, on aborde l’apprentissage de la différence, mais on n’a pas d’intention moralisatrice», ajoute M. Homel. C’est d’ailleurs ce qui rend le livre universel: le monde est présenté selon la vision d’un enfant qui peut s’identifier aux personnages même s’il n’a pas vécu des expériences de voyage semblables. Même dans une école ontarienne avec des élèves de milieu et culture complètement différents que ceux du livre, les enfants croulaient de rire lors d’une lecture des auteurs. «C’était une libération, surtout pour les enfants provenant de familles plus structurées, avec des rôles traditionnels, de lire un livre où un enfant comme eux a le droit de se moquer et de passer des commentaires sur ses parents.» Quel enfant n’a pas un jour été embarrassé par ses parents?

Même si Mme Gay écrit des livres pour enfants depuis 30 ans, alors que M. Homel est avant tout un auteur pour adultes, ils sont d’accord sur le fait qu’ils écrivent d’abord ce qui les intéresse. «Je ne m’assois pas en disant que je vais écrire un livre pour enfant. Je m’adresse à ce monde parce que je m’y sens bien. J’aime la façon dont les enfants parlent, regardent les choses», confie Mme Gay. Si le roman s’adresse d’abord aux enfants à partir de huit ans, les adultes y trouveront leur compte également.

L’idée de livres s’inspirant de leurs voyages en famille vient d’abord de Mme Gay, qui a bâti le squelette de l’histoire, puis M. Homel a écrit une première version. S’en suivit un échange de courriels où le couple se renvoyait le texte. «L’idée c’était de servir le livre et non de se servir soi-même,» affirme M. Homel. Mme Gay explique que le sujet leur appartenait tellement, parce qu’ils ont vécu toutes ces expériences ensemble, que cette écriture à quatre mains ne pouvait qu’enrichir le livre. Elle raconte, en riant, qu’à sa grande surprise il n’y a eu aucun conflit. Les illustrations sont venues après, celle de la couverture faite a l’encre de Chine et celles de l’intérieur à l’aquarelle. «Pas d’ordinateur!»

L’idée d’un prochain livre pour enfants dans le même genre n’est pas écartée, mais aucun projet n’est sur la table. Mme Gay planche sur des illustrations pour l’auteur américain James Howe et prépare le prochain album de sa série Stella. M. Homel, quant à lui, met la touche finale à son dernier roman pour adulte et travaille sur un projet de film documentaire.

Le lancement de Saucisson d’âne se tiendra le jeudi 15 mai à 18 h à la librairie Babar en ville (1235A Avenue Greene).

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Nadine Magloire

Commentaire mis en ligne le 21 octobre 2008
Oui, les adultes trouvent leur compte dans les romans à quatre mains de Marie-Louise GAY et David HOMEL.

Je suis une septuagénaire qui à hurlé de rire en lisant le premier livre du couple, en versions originale: TRAVELS WITH MY FAMILLY. Le deuxième est plus sage. On n'y trouve pas les histoires tout à fait improbables, voire invrsisemblables du précédent où les auteurs ont donné libre cours à leur imagination. Mais j'ai très souvent souri.

Je me demande pourquoi David HOMEL se refuse à être "moralisateur". C'est sûrement plus aisé d'attirer l'attention des enfants sur les sentiments, les attitudes et les comportements blamables en leur racontant des histoires amusantes. Il n'est pas nécessaire d'appuyer lourdement sur les leçons à tirer. Elles peuvent être évidentes telle la bonne entente des enfants de races et de religions différentes. De nos jours c'est indispensable.

Chez nos voisins


La question du net


Liens