Une ligne éthique grâce à Outremont
Le rapport 2007 du Vérificateur de la Ville de Montréal ouvre sur le constat que l'été 2007 aura été marqué par le scandale d'Outremont. Il aboutit sur une principale recommandation qui découle de ce scandale, celle de créer une ligne d'éthique pour décourager la fraude.
Une telle ligne téléphonique existe déjà à Toronto depuis sept ans et fait l'objet d'une demande répétée du vérificateur. Le vérificateur reconnaît qu'il n'aurait pas pu détecter des actes frauduleux comme ceux qui ont eu cours à Outremont. Espérons donc que sa recommandation sera désormais mise en œuvre afin d'éviter à d'autres citoyens de devoir entreprendre toutes les démarches que ceux d'Outremont ont dû faire: demandes répétées d'accès à l'information, alerte des médias, dépôt de plaintes, etc.
Au bout du compte, le maire Stéphane Harbour aura été emporté dans le sillage de la démission de son attaché politique et du directeur de l'arrondissement. La nouvelle mairesse nous dit avoir rétabli des bonnes pratiques de gestion sans préciser la nature des modifications apportées et encore moins le diagnostic initial.
Dans une lettre datée du 11 avril dernier, le ministère des Affaires municipales nous affirme que les enquêtes se poursuivent et qu'elle a transmis le dossier au directeur des poursuites criminelles et pénales du ministère de la Justice. Cela revient encore au citoyen, et au Parti d'opposition officielle de la Ville de Montréal, de faire preuve de détermination pour que le citoyen ait un jour l'heure juste sur l'ampleur réelle des méfaits de l'administration.
L'étude publique du rapport du vérificateur général de la Ville de Montréal qui se tiendra le jeudi 5 juin prochain, à 19 h à la salle du conseil de l'hôtel de ville de Montréal, offre une nouvelle plate-forme pour questionner la Ville de Montréal et réclamer des mécanismes de transparence.
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