Fabriques d’homophobes?
L’art souffre de I’indifférence des gens. Certains créateurs (livres ou tableaux) ont souvent recours au scandale. Attirons à tout prix. Place aux sujets tabous. À «pipi, caca, merde», n’importe quoi. Des créateurs désespérés de l’absence du moindre public, font appel à des totalement déboussolés. Vive le "borderline ". L’inceste? Hum, est-ce encore un bon moyen de titiller les foules? L’art y perd son nom. Place au sensationnel. De grands musées (déserts eux aussi) accepteront d’exposer de ces enfantillages. Les deux mamelles des sans-publics : voyeurisme et/ou exhibitionnisme. Couple. Ces sans-talents, auteurs «guidounes», n’hésitent jamais à farcir leurs histoires de bizarreries: «Le monde va venir ou ben on va dire pourquoi».
On le sait «les monstres attirent la foule», le cirque ancien exposait volontiers de malheureux infirmes. En 2008, il ne reste plus au domaine des tabous que… oui, oui, la bestialité. Ça va venir, oui, voulez-vous parier? Faut que les caisses sonnent. Tout le monde ne peut rédiger avec subtilité. Sur l’homosexualité, par exemple, tous ne possèdent pas par les dons d’une Yourcenar (Les mémoires d’Hadrien) et n’est pas André Gide (Coriolan) qui veut. J’affirme que ces réalisateurs-scripteurs font un jeu qui est liberticide. Qu’ils sont des fabricants d’homophobie. Ils font toujours surgir les maudits censeurs et leur goût d’attirer la foule à n’importe quel prix conduit aux lois du genre C-10. Loi en vue de censurer les «subventionneurs» au départ. Ces cons de prosélytes en vaine permissivité, nuisent à la liberté. Ces écrivaillons sont les responsables des contraintes à venir. L’homosexuel fut trop longtemps, un sujet invisible, de cachette. Excès contraire: à la mode actuelle, c’est maintenant partout l’homosexualité. Grossièrement illustrée. Alors, on nuit carrément à une bonne cause. Je suis de ceux qui croient au bon jugement de nos contemporains. Je fuis le mépris — pas d’autre mot — de ces attrapeurs grotesques. De la télé, du théâtre, des films, sans cette complaisance morbide, connaissent de bons succès populaires: Le Ring, Le scaphandre et le papillon, Tout sur ma mère. Redisons-le, ces créateurs désaxés sont les assassins de la vraie liberté.