Le 831 Rockland, encore…
Marie Cinq-Mars, vous avez choisi votre camp. Vous avez mesuré les risques en donnant l’aval à la construction de l’immeuble rocambolesque, ridicule, éléphantesque, bancal et banal dans la rue la plus ancienne de l’arrondissement d’Outremont, l’ancien chemin de ligne entre les côtes Sainte-Catherine et Saint-Laurent. On aura essayé de vous aider à nous aider à ne pas trop gâcher le décor, mais en vain. Même les spécialistes de l’aménagement urbain n’ont pas pu faire mieux que de signifier leur malaise et de limiter les dégâts qui seront causés au patrimoine et à l’environnement physique et social par le projet d’Atlantic Rockland.
La cause du problème, c’est-à-dire l’incongruité, l’anomalie, l’excentricité du zonage (les trois termes sont de vous), vous laisse donc désormais de marbre, sinon de verre et de béton, après nous avoir seriné votre compréhension et presque vos excuses, en tout cas votre résignation et votre impuissance. Votre directeur vous aura-t-il aveuglée, lui qui n’était qu’un fonctionnaire? Vos conseillers vous auront-ils bien conseillée? Soit dit en passant, lors de l’assemblée du Conseil du 5 juillet dernier, l’un d’eux se permettait de se moquer d’un bon citoyen certes un peu naïf; une autre souriait béatement et ne disait mot pour les commettants de son district. Je ne m’y fierais pas outre mesure.
Bien entendu, la légalité est respectée et les coffres de l’arrondissement s’enrichiront de quelques sous pour les chasse-neige. Et je veux bien que vous ayez fait votre possible pour essayer de concilier les intérêts des uns et des autres, et que vous nous offriez, faute d’un os, quelques bonbons. Mais la consternation et l’amertume désormais s’installent chez les résidents voisins du 831, dont l’indignation avait trouvé écho chez les 700 signataires de la pétition contre le projet.
Parions qu’ils n’oublieront pas de sitôt la triste affaire.
François Hébert, résidant d’Outremont