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Un voleur, une sotte, un fou et un con!

par Claude Jasmin
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Article mis en ligne le 9 août 2008 à 6:25
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Un voleur, une sotte, un fou et un con!
Ah, les actualités! Ma joie et aussi mon désespoir parfois.

Un grand auteur britannique a dit: «ma Bible et mon journal du matin, mes deux nécessités!» Il y a du vrai? Le hasard fait les choses diablement amusantes parfois. Ainsi, un matin, j’ouvre mon quotidien et je lis sur une seule colonne, une seule, quatre brefs articles.

Voilà tout un monde, le nôtre, en cet été de 2008, en résumé. De haut en bas: un voleur, une sotte, un fou et enfin un con. En haut de la pile: lisons que le magouilleur pro-fédération, chum de Chrétien-l’innocent, Charly Guité, vient de perdre en cour d’appel. Ce grand, ce très haut fonctionnaire rouge à Ottawa, ce non-élu qui brassait notre argent public pour faire pavoiser ses feuilles d’érable et autres cadeaux, eh bien trois juges le redisent: coupable. Preuve accablante, disent-ils. Ce cow-boy aux bottes larges était jaloux des autres voleurs, les Jean Brault (30 mois), Paul Coffin (18 mois). En juin 2006, le sieur «patroneux» a pris 42 mois de prison, lui! Les deux larrons, eux, avaient plaidé coupables. Il avait refusé de témoigner à son procès, le voleur-contrôleur des gaspillages éhontés du trésor commun.

Juste en dessous du sinistre «botté», une sotte. L’ex-athlète reconnue coupable d’enlèvement (de son enfant!), en septembre 2007; Morin, un juge, autorise la reprise du procès. Trois juges vont s’asseoir sur le bout du banc. Jugée «coupable» avec absolution partielle (!) et probation de deux ans, Myriam Bédard. Un certain John Pepper (!), avocat de Mme Bédard, veut un acquittement, c’est simple! On a pu observer (en septembre) une sorte de «gourou» grimaceur, — amateur de tableaux de Caiserman —, aux traces et aux trousses de la jeune championne de jadis. Nous avons été nombreux à craindre de la manipulation. Un juge dit à ce Pepper: «Bon, on va refaire le procès». Ouin… La sotte avait osé amener sa fillette avec elle dans une sorte de tentative (apparente) de fuite aux "USA". L’ex-mari n’avait pas apprécié, comme on sait.

En bas de colonne: un con. Voici même le con des cons! Un vrai fou! Un jeune joueur de hockey, au Royaume du Saguenay, Jonathan son nom, le fils d’une immense vedette qui est proprio d’un club junior, et le vrai coach, soudain ce dénommé Jonathan Roy, en cours de partie, perd les pédales. 19 ans, pas cinq ans, 19! Colère subite incompréhensible! Un gros et vieux bébé? La foule hurle, n’en revient pas. Il patine vers l’autre gardien des buts, le tapoche, le cogne, le boxe, le frappe… et son rival, aucunement intéressé à la bagarre générale qui se déroule, se laisse faire! Un très large public (à la télé) a vu le comportement du jeune con. Un grand malade? Un cas d’asile? On sait pas. Voilà qu’on vient de brandir: six mois de prison! Oh! Ou bien: 2000$ en amende? On verra. Procès suivi en vue. Quatre mois plus tard… Il va y avoir donc procès «au civil», comme on dit. Le con ne doit plus avoir envie de ricaner ni de lever un index stupide, celui d’un jeune cogneur stupide.

N’oublions pas le fou! Alors là, c’est le mystère. L’incroyable. Dans un bus Greyhound, compagnie fiable et reconnue, un passager, un client, un homme anonyme, soudainement, sort un couteau. À ses côtés un jeune homme roupille. Voilà que l’homme au couteau frappe l’endormi!!! 40 fois! Une violence de cinéma d’horreur au Manitoba. Tout le monde se sauve. On bloque le mécanisme d’ouverture des portes du bus. Voilà le fou enfermé. Il va couper la tête du poignardé! Vraiment c’est le cauchemar! Les policiers accourus devront parlementer avec le dément. Craignaient-ils le suicide? Le fou… qui arpente le couloir du véhicule une tête coupée à la main… finira pas se rendre. Les 37 qui venaient d’Edmonton et se dirigeaient vers Winnipeg vont certainement faire de bien mauvais rêves et pendant longtemps.

Ainsi va le monde parfois. Il pleut et… il pleut. Juillet fut bien moche… Août… bien… hum… on verra bien. Une chose va durer beau temps ou mauvais temps: il y aura d’autres sottes, d’autres cons et bien des voleurs et, espérons-le, le moins de fous possible. Prenez en paix le bus pour un voyage agréable, il est rare qu’un fou surgisse, Dieu merci! Mais rien ne nous préserve des sottes, des cons et surtout des voleurs. À Ottawa ou ailleurs.

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