Catherine Major est la nouvelle récipiendaire du prix Félix-Leclerc. Elle succède à Thomas Hellman.(Photo: Éric Carrière)
Catherine Major sur les traces des Vallières, Karkwa et Lapointe
Rencontre avec la récipiendaire du prix Félix-Leclerc 2008
Il ne faut pas être devin pour dire que Catherine Major connaîtra une année 2009 du tonnerre. Pourquoi ? Tout simplement parce que les succès et les récompenses se succèdent depuis la sortie de son deuxième album, Rose Sang. Et voilà qu’elle est la récipiendaire 2008 du prix Félix-Leclerc, ce qui la place dans la lignée des Vincent Vallières, Mara Tremblay, Stefie Shock, Karkwa et Pierre Lapointe.
Pression, vous dites ? Oui, certainement. Mais pour Catherine Major, un tel prix se veut principalement un incitatif à poursuivre le chemin déjà entamé. « Ça me pousse à continuer à défoncer les limites de la chanson, dit-elle. C’est un bel encouragement pour moi et c’est un montant non négligeable qui va me permettre de poursuivre mon rêve. »
La Montréalaise centre sa vie autour de la musique depuis l’âge de 4 ans, portée par une passion pour le piano. Jeune femme, elle a fréquenté l’école Vincent d’Indy et l’UQAM, où elle a reçu une double formation en classique et en jazz.
C’est en 2002 qu’a véritablement débuté sa carrière professionnelle, elle qui se fait alors remarquer au Festival Petite Vallée.
Aujourd’hui, voilà qu’elle reçoit le prix Félix-Leclerc, accompagné d’une bourse de 2500 $ de la fondation qui porte le nom de l’illustre chanteur québécois, de même qu’un montant de 5000 $ provenant de Radio-Canada/Galaxie. Elle sera de plus invitée à prendre part, en 2009, à un événement musical de premier plan, soit aux FrancoFolies de Montréal et au festival Alors…Chante ! de Montauban.
« C’est une pression d’accepter un prix qui a le nom de Félix Leclerc. C’est une reconnaissance et un encouragement, oui, mais c’est aussi un incitatif à défendre la chanson francophone au Québec. C’est notre langue et il faut se battre encore et toujours pour qu’elle survive. C’est le but premier de la Fondation Félix-Leclerc et en recevant ce prix, je comprends le mandat qu’on me donne. »
Confiance
La première fois qu’on avait croisé Catherine Major, elle venait tout juste de sortir son premier album. C’était en 2004. Devant nous se tenait alors une jeune femme timide et frêle.
Aujourd’hui, quatre ans plus tard et un deuxième album sous le bras, la chanteuse demeure discrète, mais nous semble plus sûre d’elle. « Je ne connaissais personne à cette époque et j’avais du mal à faire confiance aux gens. Je commençais dans le milieu et je n’étais pas à l’aise. Mais depuis, j’ai rencontré des personnes qui m’ont aidée à m’ouvrir. Aujourd’hui, je m’offre davantage. »
Elle demeure cependant toujours aussi timide. « C’est drôle parce que ma timidité est venue sur le tard. Quand j’étais toute jeune, j’étais tout sauf timide. Ça s’explique peut-être par la prise de conscience que l’on fait en vieillissant sur l’importance des gestes et des paroles. Quand on est jeune, on ne saisit pas ces aspects de l’interaction entre les humains.