François Pilon, candidat pour le Parti vert.
(Photo: Courtoisie)
Pour une responsabilisation citoyenne
En vue des élections générales du 14 octobre, L’Express d’Outremont dressera le portrait des candidats des principaux partis politiques en course. Entretien avec François Pilon, candidat pour le Parti vert.
«Il faut prendre le taureau par les cornes. En ce moment, le plus grand défi de l’humanité ce sont les changements climatiques. Si on ne fait rien, c’est la survie de l’être humain qui est menacée à moyen ou à long terme. On ne peut laisser cela en héritage aux générations futures», indique M. Pilon.
Le candidat vert s’est présenté dans la circonscription Outremont lors des élections générales du 23 janvier 2006 et des élections partielles du 17 septembre 2007. «Je suis un gars ordinaire. Je fais de grosses journées et je travaille six jours par semaine. À la dernière élection, j’ai amené 3000$ à la caisse du Parti vert. C’est important qu’il y ait un candidat vert dans chaque circonscription. Je tiens le fort!», mentionne-t-il en rappelant que chaque vote pour le PV accorde 1,75$ par année à ce même parti.
Résidant de Côte-des-Neiges depuis 25 ans il installe des cordes à linge l’été et procède à des travaux de déneigement pendant la saison hivernale.
Militant au sein du PV depuis 2005, M. Pilon considère que le rôle de cette formation politique est «d’être présent», tant sur la scène politique que médiatique. «C’est important qu’on soit là parce que cela donne des idées aux autres partis. De plus en plus les autres partis nous écoutent. Il faut qu’on avance et qu’on cesse de faire du surplace en matière d’environnement, d’économie ou encore de santé», croit le candidat vert.
Pour M. Pilon, il est grand temps que les décideurs aillent de l’avant avec l’aménagement du second campus de l’Université de Montréal à la gare de triage d’Outremont. «Il faut qu’on se décide et qu’on fasse de quoi!»
Il soutient aussi que peu d’actions concrètes ont été mises en place afin de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants. Il déplore aussi la part grandissante du revenu familial accordé au logement. «Nous avons besoin de plus de logements abordables. Bien des gens ne s’intéressent pas à la politique parce qu’ils sont en mode survie. Ils n’ont même pas les moyens de payer leur loyer à la fin du mois.»
Pourquoi s’engager en politique? «Dans ma tête à moi, il y a deux types de personnes qui font de la politique. Les idéalistes comme moi qui ont un rêve et qui veulent changer les choses et les autres qui en font comme de la "business" et dont le but ultime est le pouvoir. Des gens comme moi, ça en prend pas mal plus pour que le gouvernement ajuste son tir. Si les gens ordinaires ne s’impliquent pas, ils laissent le champ complètement libre aux politiciens qui peuvent faire ce qu’ils veulent», signale celui qui a accroché lui-même ses vieilles pancartes électorales.
(J.C.)
(Photo: Courtoisie)