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60 ans de développement durable

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Article mis en ligne le 8 octobre 2008 à 15:11
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60 ans de développement durable
L’œuvre Léger alloue cette année 12 000$ à l’organisme l’Anonyme. Un partenariat qui permet d’améliorer le quotidien de jeunes en difficulté selon André Dostie, président de la Fondation Jules et Paul-Emile Léger et Nicole McNeil, directrice générale de l’Anonyme. (Photo: Jacques Pharand)
60 ans de développement durable
Un nouveau nom, mais un engagement constant pour le développement durable. L’œuvre Léger [anciennement Les Œuvres du Cardinal Léger] célèbre ses 60 ans en réactualisant sa signature. L’organisme demeure cependant fidèle à l’héritage de son fondateur, Paul-Émile Léger. «La dignité est un droit pour tout être humain, quelle que soit sa condition». Une devise que l’organisme l’Anonyme a aussi fait sienne.
«L’oeuvre Léger, c’est l’œuvre et la vision de Paul-Émile Léger et de son frère, Jules. C’est une façon humaniste de voir la vie. C’est le respect de la dignité humaine au Québec et dans le monde», mentionne André Dostie, président de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger.

À l’échelle internationale, L’œuvre Léger est active en Asie, en Amérique latine et en Afrique par l’entremise de trois projets. Au Québec, l’organisme a mis sur pied trois programmes, Partenaires contre la violence et la faim, Secours aux aînés et Recours des sans-abri.

L’organisme agit comme intermédiaire entre les donateurs et les organisations œuvrant sur le terrain et valorise la notion de partenariat. Il achemine les fonds aux organisations respectant ses principes fondamentaux fondés sur la réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Il privilégie une approche permettant aux gens d’acquérir les outils nécessaires à leur développement. «Nous ne sommes pas dans la charité. On aide les groupes à se structurer. Notre élément de force, c’est notre savoir-faire. On travaille avec des partenaires. On les encadre et on les supporte. On accompagne les groupes et on leur inculque la notion d’appropriation. Parce que notre but, ce n’est pas d’être toujours là. Ils doivent devenir responsables», mentionne M. Dostie.
Engagement au Québec
Au dire du président de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, L’œuvre Léger a développé des partenariats avec des organismes locaux dans le courant des années 1980. «L’idée, c’est de regrouper des gens qui croient en la même finalité, la dignité humaine», signale M. Dostie.
En 2007, plus de 10 millions$ ont été versés à 200 organisations du Québec et de 22 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

Directrice générale de l’Anonyme depuis quatre ans, Nicole McNeil est à même de mesurer l’engagement de L’œuvre Léger. «C’est plus qu’un soutien financier pour nous. L’œuvre Léger nous accompagne depuis une dizaine d’années. Cette année, cela représente 12 000$. Cela nous permet d’assurer les coûts de roulement de notre motorisé», indique-t-elle.

Les intervenants de l’Anonyme ciblent les jeunes de 14 à 30 ans aux prises avec des problématiques de toxicomanie, d’itinérance, de prostitution ou de santé mentale. «On travaille sur la ligne d’urgence, avec les plus vulnérables et les plus démunis. On va vers les jeunes dans leur environnement naturel», indique Mme McNeil.

D’après la directrice générale, le motorisé de l’Anonyme est «un lieu de répit, un lieu qu’on veut chaleureux et ludique. Un milieu d’accueil». Le motorisé arborant les couleurs de l’Anonyme roule quatre soirs et deux nuits par semaine dans divers quartiers de la métropole. «On s’occupe du ici et maintenant», souffle Mme McNeil.

Les intervenants à bord du motorisé visent notamment la réduction de la propagation du VIH/Sida et des autres ITSS (Infections transmissibles sexuellement et par le sang).

La poursuite des activités d’un organisme tel que l’Anonyme constitue un véritable casse-tête. Nicole McNeil a d’ailleurs présenté un mémoire à la Commission parlementaire sur l’itinérance qui était à Montréal la semaine dernière.

Au Québec, L’œuvre Léger est représentée par IMA, porte-parole de la cause des jeunes sans-abri, Nicole Leblanc, porte-parole de la cause des aînés, Diane de Courcy, présidente et porte-parole de Nourrir un enfant. L’œuvre Léger dans le monde a confié sa cause à Marie Denise Pelletier, qui a d’ailleurs présenté une chanson inédite: Pour que les hommes se souviennent.

(Photo: Jacques Pharand)

(Photo: Jacques Pharand)

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