Une Outremontaise de la distribution de Peccadilloes
Alison Louder habite Outremont depuis la plus tendre enfance. Entrée à la «Montreal School of Performing Arts» en 1999, alors qu'elle terminait son secondaire, elle a réalisé très tôt son désir de brûler les planches et d'un jour en faire son gagne-pain.
«C'est mon rôle dans un court métrage, Cul de sac, [sorti en 2000] qui a été un déclencheur et m'a fait réaliser que je voulais être comédienne», raconte la jeune femme qui s'exprime parfaitement dans les deux langues.
D'ailleurs, Mme Louder reconnaît l'avantage qu'elle a de pouvoir travailler dans les deux langues, et la nécessité d'unir les deux cultures . «On peut être des deux bords, il ne devrait pas y avoir une séparation», juge-t-elle à propos des deux solitudes linguistiques qui se transposent souvent dans le monde artistique.
Sur les planches du théâtre Sainte-Catherine
Jusqu'au 28 octobre, la jeune femme est de la distribution de Peccadilloes, une pièce de Jon Rannells en huit actes dirigé par Wendy Clubb. La pièce, jouée en anglais au Théâtre Sainte-Catherine (264, Sainte-Catherine Est) promet d'être intéressante et entraînante.
«Ce sont huit petites pièces assez courtes avec des esprits différents, mais qui sont toujours autour du même thème, [soit celui d'une] relation qui ne fonctionne pas entre deux personnes. Les dénouements sont variables, parfois c'est drôle, parfois ça finit mal ou en queue-de-poisson, etc.» explique la protagoniste, évidemment emballée de jouer dans cette pièce aux allures de comédie noire qui promet de ne pas laisser le public indemne.
À 22 ans, Alison Louder a définitivement le vent dans les voiles. Bien qu'elle n'ait pas encore de projets concrets pour le futur, elle collabore avec la troupe Stag Nation, un groupe de comédiens qui s'est notamment produit dans différents festivals au Canada, dont le Fringe Festival de Montréal et le Fringe Atlanticde Halifax.