Les corps des danseurs se défont et se refont sur scène dans la dernière chorégraphie de Louise Bédard, qui explore de l'univers de Hannah Höch, une artiste réputée pour ses photomontages. (Photo: Angelo Barsetti)
Collage humain
Ce qu'il en reste
La chorégraphe Louise Bédard s'inspire à nouveau d'une artiste dans son dernier spectacle qui allie danse et effets scéniques. Ce qu'il en reste, présenté par le Conseil des arts de Montréal en tournée, est de passage mercredi prochain au Théâtre Outremont (1248, avenue Bernard).
Créé à l'Usine C en 2005, ce tout nouvel opus chorégraphique est le second volet d'un cycle de création intitulé Itinéraire multiple, dans lequel la chorégraphe explore l'univers de femmes artistes issues d'autres cultures. Faisant suite à Tina Modotti et au Mexique des années 1920 qui avait donné naissance au duo Elles, Ce qu'il en reste s'inspire aujourd'hui de la surprenante Hannah Höch, une artiste réputée pour ses photomontages et l'une des toutes premières femmes dadaïstes allemandes.
Avec la complicité de l'artiste multidisciplinaire Jonathan Inksetter, du vidéaste David Fafard et de l'éclairagiste Bruno Rafie, Louise Bédard met en place un dispositif scénique formé d'immenses pages-écrans qui découpent littéralement l'espace, captent la lumière et où sont projetés des corps animés en vidéo. Les corps des danseurs tantôt entiers, tantôt fragmentés, comme des couches successives de personnages déstructurés puis réassemblés, parcourent, subissent ou révèlent un univers composite, un véritable collage humain qui oscille entre le solitaire et le solidaire, l'humour et l'amour, le rapport à l'autre et le quant-à-soi.
Ce qu'il en reste
Louise Bédard
Théâtre Outremont
Mercredi 15 novembre à 19h30
Source: Arrondissement d'Outremont