Avec Carnets (drôle d'hiver), l'artiste outremontaise Suzanne Desbiens propose une quarantaine d'œuvres qui observent l'étrangeté du redoux hivernal de janvier dernier. (Photo: Robert Packwood)
Les carnets de Suzanne Desbiens
Les toiles et dessins que Suzanne Desbiens propose au public à la galerie In Vivo (282, rue Notre-Dame Ouest) jusqu'au 22 novembre se sont glissés un peu par hasard dans son parcours artistique.
En effet, le thème de ce «drôle d'hiver» s'est dégagé à travers un processus d'observation du paysage et de la faune urbaine, surtout dans les rues du Mile-End, son quartier de prédilection. «Ça s'est inséré à mon insu dans mes dessins. Je me promène toujours avec ces carnets de dessins que tout peintre transporte», explique la résidante d'Outremont depuis près de dix ans.
La quarantaine de toiles et de dessins de l'exposition Carnets (drôle d'hiver) montrent la drôle d'atmosphère qui planait sur la ville en janvier dernier. Seize degrés Celsius, dégel en plein hiver et smog...
«Les dessins et tableaux de Carnets (drôle d'hiver) portent, je crois, ces lumières, et ces absences de lumière, ces teintes et ces drôles de reflets inhabituels bref cet air du temps de l'hiver 2005-2006», indique-t-elle.
L'art au-delà des frontières
Suzanne Desbiens, qui a enseigné notamment pour les services socioculturels de la ville de Montréal, n'en est pas à sa première exposition. Son travail l'a d'ailleurs amené un peu partout, de Monaco à Trois-Pistoles en passant par Montréal et Saint-Joseph-de-Beauce.
À 52 ans, l'Outremontaise carbure à l'art depuis aussi loin qu'elle se souvienne. «Au-delà de 30 ans, très certainement», évoque celle qui a étudié à Montréal, à Québec et à Paris.
En attendant de savoir ce que l'hiver qui approche nous réservera, il est possible d'observer et de méditer sur ce que la dernière saison froide et son réchauffement de janvier ont suscité chez Suzanne Desbiens.
<@Rb>Carnets (drôle d'hiver)
Suzanne Desbiens
Galerie In Vivo
Jusqu'au 22 novembre<@$p>