Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
François Bissonnette Remax
L'Express d'Outremont / Mont-Royal
Concours photos 2008
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des jeunes font leur cinéma

Geneviève Allard par Geneviève Allard
Voir tous les articles de Geneviève Allard
Article mis en ligne le 12 décembre 2006 à 5:15
Soyez le premier à commenter cet article
Des jeunes font leur cinéma
Le réalisateur d'origine américaine Bob Swaim discute cinéma avec le réalisateur Benjamin Médam et le caméraman Erwan Cloarec. Les deux jeunes hommes font partie de la douzaine d'élèves de l'option cinéma-audiovisuel du collège Stanislas à avoir participé au festival du film étudiant de Sarlat en France du 5 au 12 novembre. (Photo: Courtoisie)
Des jeunes font leur cinéma
Ils étaient une douzaine d'élèves du collège Stanislas à vivre une expérience assez unique cet automne. Débarqués à Sarlat, en France, en présence de leur enseignant Frank Navarro, le groupe de jeunes adultes de l'option cinéma-audiovisuel ont pu participer à toutes les étapes de l'élaboration d'une mini-séquence cinématographique.
«Toute la classe a travaillé sur l'élaboration du scénario. On a travaillé avec Bob Swaim [réalisateur d'origine américaine connu notamment pour son film La balance], qui nous a donné ses premiers conseils sur le scénario. On a repéré des lieux de tournage, on a rencontré des acteurs professionnels et on a fait le montage avec le réalisateur», raconte Benjamin Médam, le réalisateur du projet.

C'était la première fois qu'un groupe du Québec partait pour une semaine dans cette ville médiévale du sud-ouest de la France pour la quinzième édition du Festival du film étudiant, du 5 au 12 novembre. «C'était bien de vivre avec des centaines d'élèves, de venir en France et d'être les seuls du Québec sur place», se souvient Erwan Cloarec, qui a tenu la caméra durant l'expérience.

Sous le thème «Chassé-croisé», les jeunes d'ici ont élaboré une histoire qui a lieu dans un café où s'entremêlent quelques personnages et un châle blanc. «C'est axé sur le rendez-vous manqué et sur les gens qui ne se rencontrent jamais», explique la scénariste du groupe, Laïma Abonvaja. «Tout le monde s'est investi à des étapes différentes du travail, considère leur enseignant, ravi de la chance que les jeunes ont eu. Ils n'ont pas toujours conscience du fait qu'il n'y a pas un travail plus noble que l'autre.»

En plus de travailler sur leur film, les étudiants ont pu assister à de nombreuses avant-premières, et à près d'une vingtaine d'ateliers techniques d'acteurs et de réalisateurs. «Nous avons trois films au programme [d'éducation nationale] du bac, dont 2046 de Wong Kar-Wai. Il y avait des conférences, des débats et une projection rétrospective du réalisateur, ce qui est d'intérêt pour passer notre bac», signale Benjamin Médam. De plus, les élèves ont rencontré durant cette semaine tout en cinéma les Catherine Frot, Éric-Emmanuel Schmitt, Patrice Leconte, Julie Depardieu, Julie Gavras et Costa-Gravas.

Le talentueux et allumé groupe du collège Stanislas n'a pas remporté la palme du meilleur film, mais n'en garde que des bons souvenirs. «On a travaillé ici, mais là-bas, on a tout concrétisé», révèle Erwan Cloarec. «On nous a dit que c'était un des films les plus réussis au niveau du respect du thème», ajoute son collègue réalisateur Benjamin Médam.

Les élèves qui remettaient leur journal de voyage durant notre visite ont toutefois déjà la tête ailleurs. Outre la préparation du film du bac et leurs examens finaux, des visionnements sont à prévoir sur les lieux de l'école. «Il y aura la projection de quelques films de l'an dernier, peut-être la mini-séquence faite à Sarlat et un document qu'Erwan a filmé sur l'expérience là-bas», affirme M. Navarro.

Bien que seulement une poignée d'élèves souhaite se diriger dans une carrière dans le septième art, leur enseignant met l'accent sur l'apport non négligeable de leur expérience à Sarlat. «Il y a des élèves pour qui ça a été une porte d'entrée», fait-il remarquer. Le dynamique enseignant aimerait d'ailleurs proposer un volet étudiant à d'autres festivals de films d'ici, comme le festival de Rouyn-Noranda.

L'option cinéma-audiovisuel du collège Stanislas a pour objectif de mettre les élèves en relation critique avec la culture cinématographique et audiovisuelle. Les jeunes sont amenés à poser un regard critique, pratique et réfléchi sur le cinéma. Dans le cas de cette cuvée, pas de doute.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Est-il légitime pour les policiers d'adopter des moyens de pression?
  • Oui
  • Non

Liens