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François Bissonnette Remax
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Le mystérieux univers des mandalas

Geneviève Allard par Geneviève Allard
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Article mis en ligne le 12 décembre 2006 à 5:15
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Le mystérieux univers des mandalas
Jean-François Malherbe a mis à profit sa vocation de philosophe pour composer les textes que l'on retrouve dans le livre Mandalas, qu’il a réalisé en collaboration avec l'artiste Blanche Paquette. (Photo: Courtoisie)
Le mystérieux univers des mandalas
En sanskrit, «mandala» veut dire cercle de vie. Le mandala est en fait un support de méditation, le plus souvent circulaire, qui permet de se remettre au centre de sa propre vie.
«Si vous allez en Europe dans les grandes cathédrales, il y a des séries de dessins. Dans les cimetières bretons, irlandais et celtes, il y a des rosaces qui ont tout du mandalas», explique l'Outremontais d'origine belge Jean-François Malherbe, professeur de philosophie au long cours. Il a collaboré au livre Mandalas, se chargeant des textes qui accompagnent les merveilleuses œuvres de Blanche Paquette. Tout le livre explore l'univers fascinant des cercles de vie.

Tout a commencé par l’entremise d’une amie commune des deux auteurs, Françoise Bégin, qui a montré à M. Malherbe des mandalas de Mme Paquette. «C'est une femme de 89 ans qui a des intuitions, dit M. Malherbe. J'ai été frappé par l'harmonie des mandalas. Je les ai même examinés à la loupe. Il y a tellement de détails.»

Les œuvres, qui inspirent beaucoup de philosophie et de spiritualité, allaient de pair avec les essais de l'Outremontais. De là est né le livre sorti en 2006.

Le lien entre la psychologie, la philosophie et la religion est tangible. «En réalité, quand un artiste peint ou écrit un mandala, c'est le fond de son psychisme qui dessine au travers de sa main», dit-il.

Le lien qu'on fait souvent entre les mandalas et le psychiatre Carl Gustav Jung repose sur la notion d’inconscience collective élaborée par ce dernier. «Par exemple, le renard inspire pour tous le terme rusé, le cercle représente la perfection, le carré est solide», explique Jean-François Malherbe.

Les mandalas de Blanche Paquette inspirent beaucoup de tout cela pour le philosophe. «Elle a des qualités de coloriste formidable. Elle est très forte en géométrie, utilise des symboles empruntés à plusieurs cultures et prend des détails dans la nature.»

M. Malherbe a son mandala favori – on peut découvrir lequel en parcourant son livre – qui lui apprend des choses sur lui qu'il ne savait pas chaque fois qu'il le regarde.

Présentement, Jean-François Malherbe travaille sur un projet de livre en italien et en français qui aura pour titre L'avenir humaniste de la médecine contemporaine: étude d'une crise. C'est le travail d'une vie pour ce professeur qui donne des conférences à travers le monde depuis des années, et qui habite Outremont depuis juin. «Ça fait 35 ans que je travaille, je prends bientôt ma retraite, je peux dire ce que je pense», signifie-t-il.

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