Raymond Bachand, ministre du Développement économique et député d’Outremont. (Photo: Archives)
Raymond Bachand croit que le Québec peut être prospère avec l’entraide
Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, a abordé les grands enjeux économiques du Québec pour inaugurer la saison 2007 des activités de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Laurent (CCISL), le 19 janvier au Novotel.
Dans cet hôtel situé à l’entrée du Technoparc Saint-Laurent, un endroit de prédilection pour les réunions d’affaires, le ministre a discouru sur les orientations du gouvernement concernant le virage du capital de risque, le choix des grappes de développement et l’énergie.
«L’aide par le capital de risque et dans les infrastructures permet des partenariats avec le secteur privé, qui contribue financièrement aux projets de développement», a-t-il indiqué.
Investir dans l’énergie
M. Bachand a ajouté que le gouvernement a fait de l’énergie une priorité et a investi des fonds supplémentaires afin de combler les carences du secteur privé dans ce domaine. «Comme en Alberta, qui exporte sa matière première, le pétrole, nous facilitons l’exportation de notre énergie, notamment aux États-Unis et en Ontario», a souligné le ministre.
Selon lui, le Québec vit de l’exportation hors de sa province, et le gouvernement appuie particulièrement le développement des entreprises québécoises qui font affaire en Chine, au Japon et au Brésil.
«Le Québec est le champion du libre-échange économique du 21e siècle, pas seulement pour les marchandises, mais aussi dans les domaines de la recherche, de l’innovation et du développement», estime Raymond Bachand.
Le ministre cite en exemple des mesures qui facilitent la réussite de ces entreprises, en accordant de meilleurs crédits d’impôt, des subventions aux premiers diplômés scientifiques et des bourses en milieu de pratique (thèse de recherche).
«Ce qui fera du Québec un champion de l’innovation est le développement d’un volet international dans ce domaine, comme il se fait en Europe avec des tables de recherche», avance M. Bachand.
Il affirme que le Québec sera prospère «si on s’entraide». Il estime que cela peut se réaliser, «par une gestion rigoureuse, jumelée à la croissance économique», puis grâce à la marge de manœuvre qui a notamment servi à régler l’équité salariale, ainsi qu’au Fonds des générations, qui résoudra la dette d’ici 25 ans.