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Xénophobies inédites à l’horizon ?

par Claude Jasmin
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Article mis en ligne le 21 février 2007 à 18:55
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Xénophobies inédites à l’horizon ?
J’adore lire des revues scientifiques à l’occasion. Jadis Copernic et son souteneur fameux, Galilée, causaient un vif émoi en affirmant que notre Terre n’était qu’une planète parmi les autres. Le Soleil était l’astre central, pas notre pauvre petite Terre, simple et modeste satellite! Ils furent fustigés, des sorciers à mettre au feu des bûchers! Avant que l’on finisse par admettre que c’est la vérité.

Voici autre chose et de pas moins révolutionnaire. Un sérieux physicien étatsunien, Leonard Sussking, avance: «Notre univers connu n’est pas unique!» Quoi? Oui, dans un immense paysage cosmique, nous ne sommes qu’une bulle parmi bien d’autres. Il y aurait le multiunivers, que Susskind baptise «multivers».

Depuis Einstein, les physiciens rêvent d’une «théorie du grand tout». S’amena la science dite quantique. Une folie, disait Einstein, avant de la reconnaître. S’amena alors la théorie des cordes, et puis celle des membranes. Comprendre que l’on cherche la constante — cosmologique — à propos de la vitesse de notre univers. Vitesse en expansion constante, comme on sait, depuis le big-bang.

Les savants physiciens ne s’entendent pas encore sur la valeur de cette constante. Le savant Sussking s’amène donc et dit qu’il n’y a aucune raison pour que cette fameuse constante n’ait qu’une seule valeur. La constante pourrait, selon ce savant chercheur, prendre, non pas dix ou cent valeurs mais, tenez-vous bien et mettez un chiffre, suivi de… 500 zéros! Aïe!

Il y aurait donc des paquets, des tas, de big-bang et, partant, des tas d’univers! Bien plus, chacun de ces univers — inconnus encore — aurait ses propres caractéristiques. La matière de chacun de ces univers aurait ses propriétés physiques bien à lui. Ô Seigneur! Par exemple, la vitesse de la lumière serait différente, dit-il, selon chacun de ces univers. C’est justement, explique Susskind, ce qui nous les rendrait encore imperceptibles, ces autres univers. Rentrez-vous ça dans le cabochon!

L’existence du multivers enfin prouvé, on pourra alors comprendre, assure Susskind, des phénomènes physiques qu’on n’a jamais pu expliquer. Ô Copernic, reviens! Ainsi cette neuve théorie du multivers vérifiée et prouvée, il faudra revoir toutes les lois de la physique formulées depuis Albert Einstein et s’élaborerait ainsi cette fameuse «théorie du grand tout», à fin d’intégrer toutes les lois.

Notre conception du monde en serait changée? Radicalement. Les écrivains, cinéastes, concepteurs et amateurs de science-fiction salivent de nouveau. Il ne reste plus qu’à inventer des expériences — de haut niveau — pour mettre cette idée du multivers à l’épreuve. Gros pain sur la planche!

Quand on découvrira ces «nouveaux mondes» — Christophe Colomb tais-toi! — semblables ou non au nôtre, avec des civilisations intelligentes, quelle seront nos réactions de terriens? Prévoir alors des xénophobies nouvelles? Sait-on jamais. Par jalousie, par rivalités nouvelles, par peur de l’étranger, cette vieille folle? Dangers appréhendés, car nos comportements humanoïdes sont bien connus depuis le début des premières guerres. Ce serait la rivalité non plus des nations sur cette terre, mais face aux «autres humanités» encore inédites!

Quoi encore, moins vaste programme? Dans notre galaxie, cinq Soleils proches pourraient avoir des planètes semblables à notre Terre! Oui, la physicienne Margaret Turnbull a dévoilé «sa» liste des fabulous five, et des radios télescopes géants tournent leurs grandes oreilles vers ces cinq soleils, étoiles lointaines, pour tenter de dénicher des signaux de vie.

Voilà des affirmations graves venues d’une sérieuse conférence scientifique tenue à St-Louis, Missouri, en 2006. Ce fut, dit-on, grand silence dans la salle des congrès. L’espoir de civilisations intelligentes ailleurs, cela laisse en effet très songeur.

Quoi encore? On reparle de téléportation ou télédéportation! En ex-URSS comme aux USA, secrètement, l’on cherchait fort sur ce sujet. Imaginez pouvoir déplacer dans l’espace et sans aucun support connu! Inutiles les vaisseaux spatiaux, satellites et autres vieilles manières de faire. Adieu leviers en tous genres, véhicules d’avant-garde.

On vient en effet de réussir à déporter d’infimes particules. C’est le début de quoi? Là encore, tout un monde! L’on finirait par réussir à déplacer sans aucun recours à la force — adieu la gravité, cher Copernic? — des objets lourds, des personnes? Cela sans les moyens connus, éprouvés, des moyens de transports ordinaires, y compris les sophistiquées puissantes fusées.

Une magie rêvée! Celle de la parapsychologie balbutiante d’hier, classée bien «fantaisiste»: envoyer ceci ou cela ailleurs par simple effet de physique révolutionnaire — atome par atome reconstituée. Un jour, une banale réalité?

Une réalisation humaine, si elle aboutit, qui nous renversera davantage que toutes les trouvailles scientifiques dites modernes.

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