Le sourire sincère de Lionel Carmant saluera les détenteurs du calendrier du Mois de l’Histoire des Noirs pendant tout le mois de Mai 2007. (Photo: Courtoisie)
Au-delà du Mois de l’Histoire des Noirs
Komlan Messie et Lionel Carmant sont des professionnels chevronnés qui résident dans Ville Mont Royal et à Outremont, mais si vous avez un calendrier du Mois de l’Histoire des Noirs, autant les appeler «M. Septembre» et « M. Mai ».
Ils comptent parmi les douze candidats honorés par la Table ronde du Mois de l’Histoire des Noirs, qui les met en vedette dans son calendrier 2007.
Un vice-président du Project Management Institute Montréal, organisme mondial qui établit les normes en gestion de projets, Komlan Messie a largement fait ses preuves dans le domaine des affaires. Mais s’il a retenu l’attention de la Table ronde, c’est aussi grâce à son implication communautaire.
Cofondateur de Réseau des entrepreneurs et professionnels africains (REPAF), il cherche à aider tant les nouveaux arrivants africains que les organisations et individus d’origine montréalaise à se créer des réseaux. «Nous facilitons le partage des informations d’affaires et de contacts et c’est une action que nous faisons avec coeur. En particulier, il y a beaucoup de Noirs qualifiés qui ne trouvent pas de travail surtout quand ils n’ont pas grandi ici et les réseaux peuvent aider», constate le père de famille d’origine togolaise qui a déjà vécu cette expérience.
Après une maîtrise en informatique et recherche opérationnelle à Polytechnique, M. Messie a déménagé un an et demi à Rivière-du-Loup, faute d’opportunités de travail dans la métropole. «Des camarades de classe auxquels je donnais des cours de soutien trouvaient du travail plus facilement que moi et j’ai vite compris l’importance des réseaux.»
M. Mai
Né à Montréal, Lionel Carmant est un neurologue qui s’occupe d’enfants atteints d’épilepsie à l’Hôpital Sainte-Justine tout en enseignant à l’Université de Montréal.
Ce docteur qui a pour devise « il doit toujours avoir en soi le désir de servir autrui » œuvre aussi dans la Commission nord-américaine pour l’égalité des soins pour les personnes en Haïti et en République Dominicaine, où il cherche à démystifier l’épilepsie.
Pour cet Outremontais, les héros de la soirée de clôture du Mois de l’Histoire des Noirs du samedi dernier sont les membres de La Table ronde, principalement composée de bénévoles. « Mon travail de neurologue, je le fais de toute manière, mais eux, ils prennent le temps de tout organiser. »
Cette année, la Table ronde du Mois de l’Histoire des Noirs a mis l’accent sur les jeunes en choisissant pour thème « Nourrir nos racines pour un avenir meilleur ». Honoré par son prix, Lionel Carmant estime qu’il y a encore du chemin à faire. « Ce soir, on a reconnu des jeunes noirs qui ont fait de bons choix mais il y en a d’autres qui en font de mauvais », dit l’éducateur qui souhaiterait avoir plus d’occasions de parler aux jeunes.
En 1991, la Ville de Montréal devenait chef de file en reconnaissant officiellement février comme le Mois de l’Histoire des Noirs par le Conseil municipal de Montréal. Le Canada a emboîté le pas en 1995 et le Québec en 2006.
Alors que la cérémonie du 4 mars marquait la fin des festivités de la 16e édition du Mois de l’Histoire des Noirs, le calendrier lui survivra encore jusqu’à la fin de l’année et le travail des lauréats continuera au delà des pages du calendrier.
«Des camarades de classe auxquels je donnais des cours de soutien trouvaient du travail plus facilement que moi et j’ai vite compris l’importance des réseaux.»
- Komlan Messie
«Mon travail de neurologue, je le fais de toute manière, mais eux, ils prennent le temps de tout organiser.»
- Lionel Carmant